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  • Damien CAREME

    Damien CAREME

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La Rose et le réséda

Posté par toulouse2008 le 5 février 2012

La Rose et le réséda rose2-300x255Arnaud Montebourg a rappelé à nos souvenirs le beau et touchant poème d’Aragon, « la rose et le réséda » nom qu’il a choisi pour incarner le mouvement éponyme  lancé hier à Paris, dans un autre lieu symbolique la bellevilloise.

Ni un parti politique, ni un courant du parti socialiste, le mouvement a réuni hier de nombreux citoyens engagés à des titres divers, militants politiques évidemment mais aussi associatifs, syndicalistes ou tout simplement des personnes aspirant au renouveau démocratique, porté depuis plus de 10 ans par Arnaud Montebourg à travers la 6ème république.

Il a été beaucoup question hier samedi des thèmes popularisés dans la campagne des primaires, lutte contre la mondialisation, promotion du capitalisme coopératif, construction d’une écologie de tous les jours, mobilisation pour une nouvelle donne démocratique et sociale, thèmes désormais audibles dans l’opinion publique et repris dans les mois précédents  par le parti socialiste et aujourd’hui, en partie, par le candidat à la présidentielle, François Hollande.

Pour ceux et celles qui auraient découvert le personnage Montebourg dans les derniers mois, qu’il me soit permis de leur signaler l’antériorité des propos hormis peut être sur la question écologique sur laquelle il a le plus évolué.

Pour le connaitre et surtout l’estimer depuis près de 10 ans, j’ai en particulier le souvenir d’une visite d’usine faite à Tourcoing, à la Tossée. L’usine textile, un des cœurs de l’activité de la ville, avait déjà à l’époque perdu  des milliers d’emplois pour garder en 2003 moins de 200 salariés. L’entretien avec les ouvriers et les salariés avait été rude et poignant montrant déjà la pugnacité du héraut du protectionnisme et de la démondialisation alors que le site allait malheureusement fermer quelques semaines plus tard.  Impuissance, impuissance…

Chacun se souvient des tentatives hier, avec des alliés différents, de réformer, rénover disait-on, le parti socialiste de l’intérieur et les insuccès manifestes devant le fait majoritaire. Arnaud l’a réaffirmé hier, c’est sa conviction, le parti socialiste reste d’une redoutable efficacité électorale notamment pour les élections locales mais dont le disque dur peine malgré tout à être reformaté.

Chacun appréciera les propos à l’aune de ses convictions et de son expérience mais personne ne pourra contester que tout aura été fait pour mobiliser les militants au cœur des congrès pour positionner différemment et durablement le PS.

Ces difficultés sont peut être consubstantielles aux partis politiques dont le périmètre de recrutement et  le fonctionnement, du local au national, empêche concrètement des constructions politiques ouvertes sur la société, annihilant trop souvent la promotion des jeunes, des femmes, ou refusant celle de la société civile.

Moins que la lutte pour les places, toute l’action d’ Arnaud Montebourg et de tous ceux qui cheminent avec lui depuis longtemps a été consacrée à une certaine idée de la Gauche reparlant de sujets tabous, la classe ouvrière à travers ses craintes et ses difficultés, la construction européenne à travers ses errements et son absence dramatique de pilotage, la démocratie politique et sociale à travers l’enfermement politique de la 5ème République et les limites d’une démocratie représentative usée.

L’homme a peut être ses ombres comme nous tous d’ailleurs. L’homme s’est quelquefois trompé comme nous tous d’ailleurs.

Pourtant le mouvement né hier n’est pas le fruit d’échecs ou de frustration mais la conséquence d’un élan nouveau né de la primaire où un personnage s’est révélé aux français, plus de 500 000 ayant choisi Arnaud Montebourg.

« La Rose et le réséda » permettra à chacun de venir enrichir par sa voix, ses convictions et son engagement notre « arlequin »  préféré, autant pour lui même que pour ses idées.

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Montée de température

Posté par toulouse2008 le 12 décembre 2010

 

http://www.dailymotion.com/video/xfkul9

Montée de température ?

La convention consacrée à l’égalité réelle dont le texte sera présenté par B.Hamon  a agité le landernau socialiste ces derniers jours avec quelques réactions « très nuancées » de responsables du parti…Messieurs Valls,Hollande, Moscovici et le très très remarquable F.Rebsamen.

Pour avoir participé modestement à l’écriture du texte sur la partie éducative et entendu quelques élus en septembre déclarer que notre parti était asséché, sans réelle propositions , juste avec quelque briques de programmes, j’entends aujourd’hui peu ou prou les mêmes personnes déclarer à qui veut l’entendre ( les médias n’ont pas raté l’occasion…) le retour à « un texte fourre tout dans lequel s’empilerait toutes les propositions du monde »….Principe de réalité aidant, l’argument budgétaire «  comment financer tout cela ? » n’est pas loin de suivre…

Il me semble pourtant, au-delà  des propositions qui sont faites aux militants dont certaines méritent précisions et discussions, que la portée générale du document que présentera Benoit Hamon lors de la convention du 11 décembre prochain mérite l’intérêt que l’immense majorité du conseil national lui a porté.

Il n’aura, je l’espère, échappé à personne que tout le travail entrepris depuis le congrès de Reims de reconstruction politique de notre parti prend aujourd’hui corps et qu’il nous faudra faire des choix à partir des conventions et des textes votés par les militants. C’est aujourd’hui le seul objectif qui vaille.

Le processus continue donc, qui permettra demain de bâtir un programme et de choisir un candidat…

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Pour entamer la rénovation: questionnaire du 01 octobre

Posté par toulouse2008 le 20 septembre 2009

1.Les primaires ouvertes

L’organisation de primaires ouvertes pour l’élection présidentielle est une avancée démocratique et doit être aussi une chance pour créer un vaste mouvement populaire en faveur de notre candidat(e) et de nos idées.

Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, choisir notre candidat(e) en 2011, l’amener à la victoire en 2012 et se mobiliser ensuite pour changer la France. Nous vous proposons d’en adopter aujourd’hui le principe, les modalités concrètes d’organisation de ces primaires étant précisées dans la convention de l’été 2010.

Question 1-1 : « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? »

 Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires de gauche, dans une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. C’est dans ce cadre et sur le fondement d’un travail en commun sur nos valeurs et nos idées, avec des actions communes, que seront discutées les stratégies électorales les plus appropriées pour gagner en 2012. Ces discussions pourront amener certains de nos partenaires à vouloir organiser en commun, par des primaires ouvertes, la désignation du candidat(e) de la gauche.

Question 1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?

2- Le non-cumul des mandats

La limitation du cumul des mandats est une condition du bon exercice de chacun d’entre eux mais aussi du renouvellement des responsables politiques. C’est la fierté des socialistes d’avoir été à l’initiative des seules lois limitant le cumul des mandats. Le groupe socialiste déposera d’ailleurs des amendements pour aller plus loin lors du débat sur le projet de loi sur les collectivités territoriales. Dès à présent, notre groupe parlementaire et le Parti vont travailler à un projet de véritable statut de l’élu que nous mettrons en œuvre lorsque nous reviendrons au pouvoir. Mais il est temps aujourd’hui pour les socialistes de franchir une étape majeure. Nous proposons d’inscrire dans nos statuts deux nouvelles limitations qui vont plus loin que la loi actuelle, qui s’inscrivent dans l’objectif du mandat unique pour les parlementaires et qui s’imposeront à tous les socialistes à chaque renouvellement.

Question 2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )?

 Question 2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?

 

3- La parité, les diversités, les outremers et le renouvellement générationnel

Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités.

La première exigence est la parité. Les socialistes déposeront une proposition de Loi afin de durcir les conditions du financement des partis politiques qui ne respectent pas la stricte parité dans leurs candidat(e)ures aux élections législatives. Par ailleurs, nous vous proposons d’aller au-delà du seuil de 40% minimum de femmes présentes dans nos instances dirigeantes comme nos statuts le prévoient aujourd’hui. Si vous décidez d’approuver le principe de parité totale, cela sera applicable dès le prochain congrès.

 Question 3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »

Question 3-2 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidat(e)ures pour les élections législatives de 2012 ? »

Il faut aussi créer les conditions d’assurer en notre sein la diversité, au sens le plus large du terme, sans instaurer de quotas, en visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…, qui sont aujourd’hui sous-représentés parmi les responsables et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités. L’expérience nous a appris que nous ne pouvions réussir qu’en s’y prenant suffisamment tôt et en réservant des cantons ou des circonscriptions pour mettre en application nos principes.

Question 3-3 : « Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ? »

4. Pour une démocratie interne aboutie

Nous savons par ailleurs que l’acte d’adhésion est encore trop difficile dans notre parti et nous empêche de devenir un parti de masse à l’image de la société. Il est donc nécessaire de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d’organisation et de formation.

Question 4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?

Le Congrès de Reims a montré que l’élection au suffrage universel direct du 1er Secrétaire National et des 1ers secrétaires fédéraux après le Congrès pouvait empêcher celui-ci d’être un moment de synthèse, de travail et de rassemblement. Sans remettre en cause la proportionnelle, qui est un élément fondamental de l’unité des socialistes permettant le respect de la pluralité d’opinion dans chacun de nos instances, il nous faut réfléchir à une nouvelle organisation de nos Congrès permettant que le choix de nos dirigeants repose sur des choix politiques et sur leur capacité à créer des majorités stables pour pouvoir gérer le parti.

 Question 4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?

5. Pour des règles d’éthique

Nous devons nous doter des moyens pour garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux. Nous proposons que soit rédigée une charte d’éthique, prévue par nos statuts, mais jamais écrite. Une commission composée de personnalités incontestées faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes. Elle pourrait, entre autres, proposer une réforme de l’organisation de nos scrutins afin qu’il n’y ait plus de contestations, rappeler à l’ordre ceux de nos camarades ou de nos instances qui ne respecteraient pas les valeurs et les règles de notre collectif.

Question 5.1: Etes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?

Question 5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?

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Secrétariat fédéral

Posté par toulouse2008 le 7 décembre 2008

Premier secrétariat fédéral Mercredi 17 décembre.

 

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Une ambition pour l’école

Posté par toulouse2008 le 26 octobre 2008

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Claire, nette , précise….Martine Aubry a affiché vendredi soir à fives son engagement et son ambition pour l’école de la République. Sur un ton intimiste, fort de son expérience de Maire de Lille, Martine a rappelé l’importance de cette question à l’heure où la droite déconstruit conscienceusement le systéme d’éducation. La réforme des programmes du primaire, l’organisation du temps scolaire, la suppression de la carte scolaire et le retrait massif des moyens vont dans le même sens : celui d’un gouvernement qui se désengage rapidement et surement laissant  les inégalités exploser.

Les propositions de notre motion vont dans le sens inverse:

Priorité à l’Education et notamment l’Education tout au long de la vie,

Investissement dans l’école en renouvellant les moyens et leur répartition,

Régulation de la carte scolaire avec l’objectif d’une mixité sociale,

Complémentarité entre l’Education nationale et les collectivités locales ( P.E.G)…

Claire, nette, précise…Martine sera présente Dimanche 19 octobre lors de la grande journée de manifestation en faveur du service public d’éducation. 

 

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UN PARTI FORT ET AUDIBLE

Posté par toulouse2008 le 30 septembre 2008

Des primaires dignes de ce nom pour mettre le Parti en position de force face à la droite en 2012

Le débat collectif, ce sera aussi, le moment venu, la désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle. Réglons cette question avec sagesse et souci de l’intérêt général. Notre réflexion sur la question des primaires par d’un double constat: personne n’est satisfait de la façon dont elles se sont déroulées lors de la dernière présidentielle ; elles n’ont pas permis d’enclencher une dynamique de rassemblement et de mobilisation de la gauche autour de notre candidate. La désignation de celui ou de celle qui nous représentera ne doit pas être le dernier acte d’une guérilla entre prétendants socialistes, mais le premier acte de la campagne contre nos adversaires de droite.

C’est pourquoi nous organiserons de vraies primaires. Elles auront lieu au printemps 2011, un an avant le grand rendez-vous avec les Français. Elles seront rythmées par d’authentiques débats contradictoires approfondis dans plusieurs grandes villes de France. Elles seront médiatisées afin que les adhérents, les sympathisants et les électeurs puissent se passionner pour le débat démocratique en notre sein. Aujourd’hui, ce sont les militants qui décident. Dans le dialogue avec nos partenaires, nous travaillerons à ouvrir plus largement la décision à ceux qui se reconnaissent dans le socialisme, afin de donner plus de force à notre candidat. Les principes et modalités seront arrêtés par le Conseil National.

Un parti ouvert sur la société et sur la scène internationale

Nous souhaitons un Parti socialiste divers et ouvert.

  • Veillons à mieux représenter la société si nous voulons réellement la transformer.

Nous voulons garantir la parité, la diversité sociale et culturelle, le renouvellement générationnel dans toutes nos instances. Investissons aussi dans la formation des cadres et des militants: ne pensons pas que le Parti socialiste est à l’abri de la dépolitisation ambiante ! De même, parce que nous sommes en démocratie médiatique, développons nos moyens de communication (pourquoi ne pas créer notre propre chaîne de télévision, « PS-TV », sur le Net voire sur la TNT ?) et menons, une fois par an, une grande campagne nationale pour faire adhérer sur des bases politiques.

  • Ouvrons les portes et les fenêtres à d’autres formes de militantisme.

Des centaines de milliers de femmes et d’hommes ont envie de s’engager à gauche, mais ne souhaitent pas, dans un premier temps, adhérer au Parti socialiste. Devons-nous, pour autant, ne pas leur parler ? Bien sûr que non ! Dotons-nous d’une multitude d’organismes associés permettant à ces citoyens de nous rejoindre pour défendre des causes communes telles que le combat contre la pauvreté, pour l’économie sociale, les services publics. Dans le même sens, le Parti socialiste doit se doter d’un secteur « Entreprises » à la hauteur des défis industriels, sociaux, environnementaux de la mondialisation.

Nous voulons que le Parti socialiste redevienne un Parti influent sur la scène européenne et internationale
Nous devons prendre une dimension pleinement globale et nos dirigeants s’habituer à être aussi souvent à Bruxelles, Pékin, Sao-Paulo au Dakar que rue de Solférino. Réinstallons notre parti au cœur du Parti Socialiste Européen et de l’Internationale Socialiste. Investissons les instances multilatérales de la gauche européenne et mondiale avec la volonté de faire entendre notre point de vue de socialistes français et républicains, qu’il s’agisse du libre-échange, de la financiarisation de l’économie, du besoin vital d’une économie non marchande, de l’indispensable harmonisation fiscale et sociale en Europe. En un mot, réaffirmons haut et fort que le socialisme est un internationalisme !

Des alliances claires et une opposition résolue à la droite

Nous voulons des alliances claires et nous réaffirmons notre attachement au rassemblement de la gauche
Ces derniers temps, la confusion a régné sur le plan stratégique. Notre Congrès doit mettre fin à la ligne politique en zigzag illustrée, notamment, entre les deux tours de la dernière élection présidentielle. Posons la vraie question : le PS confirme-t-il son adhésion au rassemblement de la gauche ou lui préfère-t-il une autre perspective, celle des alliances avec le centre et le centre droit ?

Avec nous, c’est clair : il n’y aura pas de renversement d’alliances au profit du centre. Aux élections municipales et cantonales de 2008, notre parti avait fixé, lors du Bureau National du 15 janvier 2008, une ligne claire vis-à-vis du MODEM. Un éventuel accord local était soumis à trois conditions.

  1. D’abord rassembler la gauche
  2. Ensuite que le projet de la gauche soit approuvé par le MODEM
  3. Enfin, que le MODEM condamne sans réserve la politique menée par Nicolas Sarkozy.

C’est en application de cette décision collective nationale que des accords avec le MODEM ont été conclus dans plusieurs villes françaises. La situation nationale est bien différente. François Bayrou, certes s’oppose à Nicolas Sarkozy, mais refuse d’adhérer au projet des socialistes et de la gauche. A lui de sortir de l’ambiguïté. Or aujourd’hui, son projet est flou quand il n’est pas contraire à ce à quoi nous croyons : n’a-t-il pas combattu les 35 heures, été favorable à l’allongement de l’âge du départ à la retraite ou encore à la réduction du périmètre de l’Etat ? Et jugeons aussi aux actes : entre les deux tours de la présidentielle, le candidat Bayrou n’a pas appelé à voter pour la gauche contre Sarkozy.

Pour nous c’est clair, le rassemblement de la gauche est prioritaire. Il n’exclut pas que le PS agisse avec d’autres démocrates. Nous savons que la situation de la gauche est profondément différente du moment d’Epinay, quand deux grands partis – les communistes et nous – structuraient pour l’essentiel l’électorat de gauche. Il existe des millions de femmes et d’hommes qui refusent la politique de N.Sarkozy et qui attendent un projet différent pour la France et pour l’Europe. A nous de les convaincre que c’est par le vote socialiste que le changement est possible.

Face à Sarkozy, la gauche doit se mettre en capacité de s’unir : c’est le devoir du Parti socialiste d’y parvenir. N.Sarkozy restera dans l’histoire comme le leader qui a réussit l’union des droites dans les urnes, des libéraux aux lepénistes. Pour battre ce bloc des droites, la gauche doit lutter contre sa propre fragmentation. Force principale de la gauche, notre Parti a autant besoin de ses partenaires que ceux-ci on a besoin de lui. Mettons en place une véritable coordination nationale entre le PS, le PCF, les Verts, le MRC et les Radicaux de gauche, pour combattre ensemble (et non côte à côte) la politique de la droite au Parlement. Imaginons des campagnes communes en direction des Français. Cette coordination préfigurera peut-être les bases d’un «Parti de la Gauche » suffisamment fort pour battre Sarkozy et assez divers pour permettre le respect de l’identité de chacune des composantes.

Loin d’un simple accord d’appareils (ou de morceaux d’appareils), c’est bien une mutation qu’il nous faut accomplir.

Encore faut-il un grand Parti socialiste ! Pour que la gauche soit forte, il faut un Parti socialiste fort ce qui ne veut pas dire dominateur. Fixons-nous l’objectif d’atteindre la masse critique indispensable à une dynamique victorieuse. A l’instar des principales formations socialistes et social-démocrates en Europe, nous devons réunir 30 % à 35 % de l’électorat dès le premier tour des élections. A l’extrême gauche, nous disons : protester, c’est bien ; protester et agir, c’est mieux. La LCR rebaptisée « parti anticapitaliste » peut être un aiguillon pour la gauche, non une solution. En refusant de participer à l’élaboration d’un programme de gouvernement alternatif à la droite, en préférant «la lutte révolutionnaire » à la démocratie parlementaire, certains dirigeants et appareils à l’extrême gauche, n’aident pas la gauche. Les critiques contre la gauche qui veut gouverner sont d’autant plus injustifiées qu’élus et militants socialistes sont présents et actifs !

Aux côtés des formations de toute la gauche, des syndicalistes, des associatifs, nous avons combattu le CPE, nous défendons le service public postal, nous agissons aux côtés des salariés menacés par les délocalisations. Il est logique qu’aux dernières élections municipales, des représentants de l’extrême gauche, soucieux d’agir pour nos concitoyens, aient intégré des listes conduites par le PS.

Nous voulons une opposition résolue et responsable à la droite

Depuis que N. Sarkozy a été élu, le Parti socialiste peine à se faire entendre. Qui n’a pas rencontré sur un marché des concitoyens nous apostropher : « Vous, les socialistes, on ne vous entend pas! ». Pour nos militants et nos cadres fédéraux, pour nos élus locaux et nos parlementaires, cette interpellation résonne comme une injustice. Sur le terrain, par des tracts, des campagnes d’affichage, des interventions dans la presse locale, la participation à des luttes sociales, nous montons individuellement et collectivement au front contre la droite Sarkozy-Fillon. Comment se fait-il, dès lors, que nos actions et nos propositions restent souvent sans écho ?

Notre stratégie d’opposition au pouvoir actuel est inadaptée. Bien sûr, toute défaite présidentielle est suivie d’une période de disgrâce dans l’opinion : c’est aux dirigeants du Parti de la rendre la plus brève possible… Evidemment, la polyphonie qui émane du sommet du Parti est profondément contreproductive. Mais la vraie raison de notre faiblesse est ailleurs. Nous n’avons pas suffisamment convaincu une majorité de Français qu’en lieu et place de l’UMP, la gauche mènerait une politique profondément différente dans ses résultats.

Trop souvent nous nous sommes focalisés sur « style de gouvernance », « le discours de la méthode » ou le « rythme des réformes ». Si nous voulons que notre parole porte, c’est le contenu de la politique menée qu’il faut dénoncer : politique économique, sociale, fiscale, éducative, culturelle, écologique, européenne, africaine, et même stratégique et militaire en Afghanistan. Après le Congrès, l’opposition socialiste doit devenir réellement forte et efficace.

 

UN PARTI MOBILISE

Pour que les Français retrouvent confiance dans la gauche, encore faut-il qu’elle ne se résigne pas !

L’élection de N. Sarkozy en 2007 a marqué une victoire idéologique de la droite autant que son succès dans les urnes. Dans les années qui ont précédé l’échéance, il a malheureusement imposé dans le débat public son vocabulaire, ses slogans, ses recettes. Dans le même temps, le Parti socialiste n’a pas suffisamment travaillé à un projet solide et crédible. Dans les fédérations, des contributions passionnantes étaient rédigées, mais hélas sans suites réelles. Des querelles internes nous ont détourné de l’esprit collectif. Certains en sont venus à croire que la France était devenue de droite.

Soyons lucides : le Parti socialiste n’a pas gagné l’élection présidentielle depuis vingt ans et sa dernière victoire législative remonte à plus d’une décennie ! A lui seul, ce constat milite pour un changement en profondeur. Si nous ne renouvelons pas notre doctrine, notre fonctionnement, nos comportements, 2012 risque d’être un nouveau rendez-vous manqué. Nous refusons cette fausse fatalité !

Changer le Parti socialiste

Le rendez-vous de Reims, nous l’avons dit d’emblée, est un rendez-vous entre socialiste bien-sûr, mais pour nous c’est avant tout un rendez-vous avec les français. Pour être à la hauteur de l’enjeu, nous devons faire preuve de lucidité, de responsabilité, de fraternité. Tel est notre état d’esprit et tel est notre projet pour reconstruire le Parti socialiste.


Un pacte de confiance pour le renouveau du parti socialiste

  • Pourquoi nous sommes nous rassemblés ?

Notre rassemblement est né d’une conviction. C’était au lendemain des deux échecs de mai et juin 2007. L’urgence sociale et l’urgence démocratique en France et en Europe nous ont convaincus de croiser nos analyses et de dépasser la logique des courants. Changer le Parti socialiste est notre ambition commune.
Depuis un an, au sein de groupes de travail, au plan national comme au niveau local, nous avons tout mis sur la table : la crise de libéralisme, les difficultés de l’Etat-providence en crise, l’Europe en panne, la social-démocratie traditionnelle à bout de souffle, les alliances… Sans tabous et sans préjugés. Nous avons analysé le monde et construit des premières propositions Notre motion est le résultat d’un cheminement politique, mais aussi d’une fraternité retrouvée. Voilà longtemps que nous n’avions pas éprouvé le bonheur et l’efficacité du travail en commun, des idées échangées et pas seulement juxtaposées. Ce plaisir d’être ensemble, nous voulons qu’il rayonne dans tout le Parti socialiste. Comme chacune et chacun de vous, nous venons d’horizons divers et de sensibilités différentes. C’est le sens même de la synthèse chère à Jean Jaurès : rassembler des sensibilités différentes, qui gardent leur identité et sont décidées à travailler ensemble pour faire gagner la gauche et changer la vie.

  • - Avons-nous toujours été tous d’accord sur tout depuis toujours ?

Bien sûr que non ! Sur l’orientation de l’Europe après l’élargissement, sur le rôle de l’Etat ou la nature des institutions, nous avons eu des différences d’analyse au cours des dernières années. Mais elles portaient sur les moyens, pas sur les fins. Sur les marges de manœuvre, jamais sur les objectifs : l’Europe sociale, un Etat présent, des institutions démocratiques. L’exemple du débat sur le Traité constitutionnel européen est révélateur. Ce chapitre de notre histoire collective a été refermé au Congrès Du Mans, il y a trois ans, lorsqu’a été votée la synthèse générale. Préparons les élections européennes de juin 2009 au lieu de refaire le match du référendum de 2005 ! Tous les socialistes sont des pro-européens convaincus. Nous sommes bien sûr tous des réformistes. Nous avons tous adoptés notre nouvelle déclaration de principe. Là aussi, rendons notre Congrès utile en évitant les faux débats. Oui, nous aimons et nous servons notre Parti. Oui, nous voulons allier l’expérience et le renouvellement. Beaucoup d’entre nous ont gouverné et milité avec François Mitterrand, puis aux côtés de Lionel Jospin. C’est un motif de fierté : même si tout n’a pas été réussi, nous assumons et nous revendiquons l’action des socialistes au pouvoir. D’autres camarades, plus jeunes, depuis qu’ils se sont engagés au Parti socialiste, n’ont connu que des présidents de la République de droite, Chirac puis Sarkozy. Nous voulons qu’ils connaissent l’alternance et qu’ils l’incarnent aux yeux des Français en accédant aux responsabilités du Parti, puis du gouvernement de la nation. Préparer une nouvelle génération politique, c’est aussi cela, reconstruire !

  • - Nous souhaitons un Congrès politique

Les Français nous regardent. Ne pensons pas que les Français se désintéressent du rendez-vous des socialistes à Reims. Ils seront attentifs à nos comportements collectifs, aux arguments échangés et, surtout, aux choix qui seront faits. Bref, ils nous jugeront tous, nous encourageront ou nous sanctionneront. Nous le vérifieront dès les élections européennes de juin 2009 et les élections régionales de 2011. Nous devrons être à la hauteur ce grand moment démocratique en ayant un débat digne. Car nous voulons, le moment venu, rassembler les socialistes et convaincre les Français. Ne confondons pas 2008 et 2012. Certains veulent transformer le Congrès de Reims en présélection voire en pré-désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle. Pour nous, la priorité n’est pas de désigner un(e) candidat(e) à l’Elysée dès à présent… L’urgence, c’est de retrouver l’envie d’être ensemble pour bâtir un programme authentiquement de gauche, innovant et crédible.

Penser par nous-mêmes plutôt que par les sondages. Les sondages nous ont souvent donné des indications que nos concitoyens ont infirmées dans les urnes. Tirons-en des leçons ! Ce ne sont pas les instituts de sondage qui doivent fixer le cap du Parti socialiste, surtout quand, à l’instar de l’IFOP, ils sont présidés par la numéro un du MEDEF…

  • - Nous voulons que le Parti renoue avec une haute conception de l’engagement politique

Finissons-en avec l’obsession présidentielle ! Historiquement, le socialisme est indissociable du parlementarisme. Nous refusons de croire au mythe de l’homme ou de la femme providentiel(le). Et ce que vit notre pays depuis l’élection de Sarkozy nous conforte dans ce rejet. Soyons cohérents : alors que nous combattons à juste titre l’hyper-présidentialisme dans le pays, quel sens y aurait-il à présidentialiser notre Parti ? Qui peut d’ailleurs prétendre aujourd’hui qu’il sera le meilleur candidat en 2012 ? Réinstallons la confiance et le sens du collectif à la tête du Parti ! Comment être crédibles aux yeux des Français si nous continuons à offrir le visage de la division ? Retrouvons dans nos rangs la fraternité dont le socialisme est porteur ! Seul un contrat de majorité autour d’un objectif de travail programmatique permettra d’y parvenir. Prenons exemple sur l’état d’esprit qui, le plus souvent, prévaut au plan local : dans les fédérations, on débat ! Dans les sections, on s’épaule ! Socialistes, il est temps de nous retrouver ! Résistons à la dérive « people » du débat public ! Oui, nous défendons une conception exigeante de l’engagement politique ! Oui, nous pensons que parler de soi amène forcément à ne pas parler des Français. Or, nous sommes à leur service et au service de nos idées.

  • -Nous proposons aux militants du Parti socialiste un pacte de confiance pour le changement

Ce pacte repose sur une démarche forte : nous voulons dépasser les courants pour conjuguer les engagements. Cette perspective renoue avec l’esprit du Congrès fondateur d’Epinay, avec la dynamique politique qui rendit possible mai 1981, avec la réflexion collective qui assura la victoire après la dissolution de 1997. Cette démarche, c’est l’obligation que nous nous fixons d’être à la hauteur de la nouvelle donne mondiale dans toutes ses dimensions. Elle se décline aussi dans des priorités authentiquement de gauche, concrètes et précises, qui la distinguent d’autres perspectives que nous respectons mais jugeons timorées voire dangereuses pour le Parti. Nous portons l’exigence du retour en force de la puissance publique face à la faillite du capitalisme financier. Pas question, pour nous, que le Parti socialiste se convertisse au libéralisme ! Ensemble, inventons un nouveau modèle de production et de partage des richesses.
Nous proposons un nouveau pacte social et écologique en France capable de mobiliser les français et de moderniser l’économie. Nous refusons la fragmentation de la société, le repli individualiste et les atteintes à l’environnement. Ensemble, imaginons une nouvelle alliance sociale, populaire et majoritaire.
Nous voulons sauver l’école laïque et républicaine. Ensemble, aux côtés des enseignants, des élèves, des parents, faisons de nouveau de l’école le pilier de notre vivre ensemble.

Nous souhaitons relancer et réorienter l’Europe. Aujourd’hui, la crise est réelle entre les peuples et la construction européenne. Ensemble, redonnons des couleurs de gauche et du souffle à l’Europe en la rendant plus volontaire et plus solidaire.
Nous proposons que la majorité qui émergera de notre Congrès soit soudée par un pacte de confiance dont l’unique objectif sera de travailler collectivement pour préparer un projet de gauche porteur d’espérance pour les Français.

Donner la priorité à la réflexion collective et au débat militant

  • Nous proposons de remettre le Parti socialiste au travail

Quand on ne réfléchit plus assez, on perd ! En 1981, le succès de François Mitterrand avait été préparé par un foisonnement d’idées dans tout le Parti. On y débattait alors avec les partenaires sociaux, les acteurs associatifs, les défenseurs des droits de l’homme, les universitaires, les scientifiques, les artistes. Même chose en 1997 : deux ans plus tôt, les « Assises de la transformation sociale » avaient donné naissance à la gauche plurielle. Hélas, entre 2002 et 2006, aucune Convention nationale n’a eu lieu dans le Parti alors que Sarkozy, de son côté, avait mobilisé l’UMP autour d’ateliers de réflexion pendant de nombreux mois.
D’ici 2010, nous organiserons cinq Conventions nationales. Elles aborderont les thèmes suivants: la régulation du capitalisme financier et le libre échange; la relance et la réorientation de l’Europe dans la mondialisation; la politique économique et sociale pour reconstruire la France après Sarkozy; les nouvelles attentes sociales et familiales; les menaces contre la République et la laïcité. Chacun de ses rendez-vous permettra la pluralité des expressions, donnera lieu à des textes et sera tranché par un vote des adhérents. Grâce à la mise en commun des intelligences et des expériences, le Parti socialiste disposera d’un programme d’action pour la législature 2012-2017.

  • -Nous voulons un Parti du respect, donc du débat ; un Parti de militants

Avoir de bonnes idées ne suffit pas : il faut un Parti socialiste qui parle d’une même voix et qui donne à chacun sa place. L’une des missions de la direction nouvelle que nous voulons pour le Parti consistera à organiser la parole collective dans le respect de deux exigences : la liberté de débattre au sein du Parti et le respect des décisions lorsqu’elles sont prises. Lorsque nous avons adopté une ligne, nous devons parler d’une même voix, dès lors que la position a été élaborée collectivement et précédée d’un véritable débat mené jusqu’à son terme.

Le débat est un signe de bonne santé pour une formation politique. Encore faut-il lui donner les moyens de le faire vivre !

La première priorité est de retrouver l’envie d’être ensemble. Comment être crédibles aux yeux des français si nous continuons à offrir le visage de la division et des ambitions personnelles ? Retrouvons de la fraternité et de la convivialité entre nous. Nous voulons être une équipe soudée et renouvelée dont le seul objet sera de travailler pour préparer un projet porteur d’espérance pour les français et le rendre crédible à leurs yeux.

Le Bureau National doit redevenir la véritable instance exécutive du Parti.
Chaque mardi, ses membres se réunissent au siège national. Malheureusement, ces séances relèvent parfois de la succession de monologues et pas de l’échange d’idées ou de points de vue. Il doit être le lieu du débat de la prise de position claire du parti vis-à-vis de lui-même et de l’opinion.
Le Conseil National doit retrouver la place centrale de Parlement du Parti.
Réuni trop rarement, son déroulement est souvent factice… Résultat: les sujets sont traités superficiellement. Pour nous, le Conseil National doit se réunir au moins une fois chaque trimestre, ses débats être préparés en amont dans des commissions permanentes sous la responsabilité d’un secrétaire national, ses délibérations se traduire par des votes.

Le Comité Economique et Social doit être réactivé. Notre Parti n’est plus assez en phase avec le mouvement social. Le Comité Economique et Social, créé il y a un peu plus de dix ans, n’a jamais occupé la juste place qui doit lui revenir. Ses avis sont rarement sollicités et, quand c’est le cas, ses préconisations trop peu suivies d’effets. C’est pourquoi nous proposons que ses membres soient associés à la préparation du Bureau National et du Conseil National. De même, il serait utile d’auditionner régulièrement des personnalités de la société civile (responsables syndicaux, dirigeants associatifs, experts) afin d’éclairer et stimuler la réflexion collective. La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains (FNESR) doit devenir un acteur majeur de notre vie collective. Le PS n’est pas la SFIO : seule une coordination nationale de nos élus locaux peut nous rendre forts face à la pseudo-décentralisation Sarkozy-Fillon ! Améliorons ce qui existe déjà au lieu de bâtir de nouvelles usines à gaz. Développons et modernisons la FNESR qui fait vivre, à l’échelon national et départemental, notre réseau d’élus socialistes ouvert à des centaines d’élus républicains.

Le Congrès de Reims doit représenter un nouvel espoir pour les Français

Espoir qu’un mouvement est lancé qui permettra à la gauche française de penser et de proposer un nouveau modèle de société. Soyons aussi enthousiastes pour inventer ce projet de demain : retrouver les chemins d’une croissance forte et durable; réinventer des règles qui encadrent et qui protègent car nous savons que les crises énergétiques, écologiques, sociales, alimentaires et financière ont aujourd’hui pour cause commune la dérégulation; redonner sa chance à chacun; construire un monde plus juste et moins dur, en France comme dans le monde grâce à une Europe forte et sociale. Pour réussir cela, le travail est immense. Il nous faut réconcilier les aspirations individuelles et les protections collectives, réinventer les réponses d’aujourd’hui à partir de nos valeurs de toujours. L’heure n’est pas aujourd’hui à s’interroger sur celui ou celle qui mènera la bataille de la prochaine élection présidentielle. L’heure est venue de s’interroger sur ce que nous sommes et sur ce que nous voulons proposer aux Français. Laissons le « je » au vestiaire et soyons prêts à rentrer sur le terrain des idées et des actions avec le « nous » ! Nous avons besoin d’un Parti socialiste qui sorte fortifié de notre Congrès, uni dans la bataille des idées et porteur d’un projet fort. Nous avons besoin d’un Parti Socialiste qui rassemble toutes les formidables énergies qui le composent au service d’une seule et même ambition: une société plus juste. Nous avons besoin d’un Parti Socialiste qui retrouve l’envie du travail collectif, l’envie des idées partagées. Nous avons besoin d’un Parti Socialiste dont le Premier Secrétaire aura pour mission d’animer un collectif rassemblé autour d’un seul et même objectif : porter nos idées de justice sociale et de progrès et proposer à nos concitoyens un projet pour l’avenir. Nous voulons rassembler autour d’un socialisme fier de ses valeurs, et rénové au diapason de ce monde qui bouge sans cesse autour de nous.

 

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L’école au coeur

Posté par toulouse2008 le 30 septembre 2008

Assurer l’égalité réelle des chances en commençant par l’Ecole

Nous savons que tout commence par l’éducation et que tout y revient. Nous sommes convaincus que le triptyque laïcité-mixité-gratuité fonde l’égalité républicaine et que ses remises en cause doivent être dénoncées et combattues par le Parti socialiste. L’Ecole publique, véritable socle de la démocratie et de la République, bénéficiera de toute notre attention. La crise de l’école, dont chacun par le à satiété depuis plus de trente ans, est d’abord une crise de confiance dans l’école. Suppression de postes, suppression de la scolarisation à partir de deux ans, suppression de la carte scolaire, passage à la semaine de quatre jours : la droite est en train de démolir l’école de la République, alors que celle-ci aurait justement besoin d’être aidée dans les difficultés qu’elle rencontre. Chacun sait par exemple que l’école sur quatre jours nécessite une attention et une concentration trop importantes pour un enfant de l’école primaire, et carrément insupportable pour ceux qui sont en difficulté. Nous nous opposons à cette diminution du temps scolaire, et nous refusons la restriction du champ de l’éducation, pour les enfants en difficulté, au « lire, écrire, compter », qui est bien sûr nécessaire, mais tellement insuffisant. Comment par exemple comprendre le monde si l’on ne maîtrise pas l’Histoire et la Géographie ? A rebours des orientations actuelles, l’Ecole mérite une ambition forte.

Une grande ambition pour l’école de la République

Il faudra donc réparer, mais aussi réformer en profondeur l’Éducation nationale, en s’appuyant sur les enseignants – dont le rôle majeur dans la société doit être mieux reconnu –, ainsi que sur les parents. Face à la diversité des élèves, l’individualisation des parcours scolaires, et donc des pratiques pédagogiques, est le seul moyen de placer les enfants à égalité et de recréer un sentiment d’appartenance à une communauté éducative au service de tous. Chaque enfant a son histoire, son rythme d’acquisition qu’il faut respecter pour bâtir, avec lui, son parcours vers la réussite. Il faut repérer les problèmes et épauler les élèves dès que les difficultés apparaissent, sortir ceux qui sont momentanément plus lents ou, au contraire plus rapides que les autres, du carcan de l’emploi du temps préétabli dès la rentrée et du groupe figé de la classe. Les enseignants sont parfaitement capables de faire preuve d’imagination et d’autonomie, afin que chaque élève soit mis la bonne voie, avec les bonnes méthodes, le bon accompagnement. L’école de la République doit être l’école de tous, pas l’école d’un élève idéal !

Pour mener une telle politique, il va falloir donner à chaque école les moyens dont elle a besoin. Le phénomène de ségrégation territoriale a eu pour conséquence de très fortes disparités entre établissements scolaires. Certains concentrent des familles cumulant toutes les difficultés sociales et économiques. D’autres, au contraire, regroupent des familles ayant toutes les chances de leur côté. La suppression de la carte scolaire accentue ces inégalités. Nous ne sortirons durablement de cette situation qu’en recréant partout de la mixité sociale, par de grandes opérations de renouvellement urbain. Dans l’attente, il faut moduler fortement le nombre d’élèves par classe, pas plus de quinze là où c’est le plus difficile et pourquoi pas jusqu’à trente dans les classes où les élèves ont beaucoup de facilité. Pour relancer concrètement l’ascenseur social, entre 5 à 10%des élèves de tous les lycées doivent avoir accès aux filières d’excellence. Il faut aussi encourager les enseignants les plus aguerris à enseigner là où c’est le plus difficile, naturellement en contrepartie d’avantages professionnels. Nous défendons la généralisation des projets éducatifs globaux, qui s’organise autour de chaque école dans certaines communes, à toutes les écoles françaises. Ils permettent, au-delà des programmes de l’éducation nationale, d’ouvrir les enfants à la culture, à la citoyenneté, à la protection de l’environnement…et ainsi de mieux réussir aussi les apprentissages fondamentaux. Nous insistons aussi sur la nécessaire défense de l’école maternelle, aujourd’hui mise en cause par certains. Elle représente le lieu fondateur de l’apprentissage de la langue.

Un engagement prioritaire pour l’enseignement supérieur

L’avenir de la France passe par une relance de la démocratisation de l’enseignement supérieur. L’objectif de consacrer 3 % de notre PIB à la recherche dépend aussi du nombre des étudiants qu’on fait réussir à l’université. La démocratisation de l’enseignement supérieur ne doit en effet pas se contenter d’une simple « massification » des premiers cycles universitaires, mais parvenir à résorber l’échec, notamment en première année. La mise en place de cours spécifiques de remise à niveau, une orientation plus à l’écoute des véritables aspirations des étudiants, une déspécialisation des premiers cycles, font partie des réformes urgentes pour faire cesser ce gâchis humain.

La relance de la démocratisation de l’enseignement supérieur ne pourra pas non plus laisser en l’état le système des grandes écoles. Il est totalement anormal que les élèves qui ont les meilleures performances scolaires dans le secondaire soient « préemptés » par un système qui les tiendra éloignés de toute activité de recherche, alors que tout le monde s’accorde à dire que la recherche et l’innovation sont l’une des conditions du progrès de notre économie.

Deux autres questions essentielles sont à régler. La première est celle des moyens. Sait-on que l’Etat investit 7000 euros par an et par étudiant à l’université contre 14 000 à ceux des classes préparatoires ? Il faut en finir avec les cours et TD assurés dans des classes surchargées et par des enseignants précarisés et mal rémunérés; permettre à ces derniers de continuer à assurer dans les meilleures conditions leurs missions d’enseignement et de recherche; mettre en place des formations professionnalisantes de haut niveau ; favoriser le rapprochement université-grandes écoles.

La deuxième est celle de la paupérisation croissante des étudiants. Aujourd’hui, plus de 20% vivent en dessous du seuil de pauvreté alors qu’ils étaient moins de 5% il y a 30 ans. C’est une des causes majeures d’échec. Nous devrons mettre en place l’allocation d’autonomie réclamée depuis longtemps par l’UNEF et le MJS. Ce n’est pas un luxe, mais une urgence sociale et aussi une question de justice car aujourd’hui les étudiants de familles aisées, à travers les mécanismes de réduction d’impôt (parts fiscales..) sont plus aidés que les autres.

Pour un vrai service public de la petite enfance

Avec les collectivités locales, les représentants des enseignants, des parents et des spécialistes de l’enfance, il est impératif d’organiser dans notre pays un service public de la petite enfance. Il apportera des solutions pour répondre aux attentes des parents, en termes d’horaires, de localisation, d’organisation. Assistantes maternelles agréées, halte garderies, crèches familiales, associatives ou municipales, nous voulons développer toutes les solutions permettant aux parents de mieux concilier vie professionnelle et vie privée, en privilégiant les modes de garde collectifs et professionnalisés qui garantissent tout particulièrement l’égalité des chances. C’est une pièce majeure pour l’égalité des chances des enfants et pour lutter contre le chômage et la précarité féminine.

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POUR UN REFORMISME ENGAGE

Posté par toulouse2008 le 28 septembre 2008

Le congrés va entrer dans sa phase la plus active. Aprés le dépôt des motions, les militants seront appelés le 06 novembre à voter pour définir les grandes orientations politiques du parti pour les 3 prochaines années.

Nous avons fait le choix collectif,en ce qui nous concerne, Rénover maintenant Nord, de soutenir la démarche de Martine AUBRY pour espérer et accomplir enfin la rénovation du PS.

Ce terme, si gavauldé maintenant, devra aboutir.

Sur la ligne politique du parti qui depuis trop longtemps manque de lisibilité, entre une opposition irrésolue et des abscences remarquées.   Les difficultés à nous parler, à nous mettre d’accord, à occulter sciemment des sujets importants ( le temps de travail, les retraites, la question salariale…) nous ont, nul ne peut en douter, coûter cher électoralement. Un parti certes puissant avec des succés électoraux locaux mais qui dans ses déchirures s’est politiquement abimé.

Comme tous les congrés, le congrés de Reims devra être celui du prolongement de nos clarificiations. La déclaration de principes votée, les socialistes ont définitivement accompli leur mue, oubliant la radicalité pour la promotion d’un réformisme engagé.

C’est ce réformisme engagé qui doit sortir vainqueur de notre congrés pour lui donner de l’épaisseur et de la couleur. L’attente, il est vrai, est importante. les militants nous le disent, les citoyens nous le crient, il nous faudra entendre et construire cette refondation poltique.

 Sur le cadre du parti qui doit impérativement évoluer, en permettant ,autour d’une majorité claire, de travailler collectivement.

Le constat là encore est difficile : celui d’un parti militant qui s’est oublié et a oublié ses forces vives. Le parti a manqué a lui même se reposant , attendant souvent des lendemains meilleurs. Les murs de Solférino résonnent encore des contentements de notre victoire aux régionales …

Nous avions pourtant à l’époque déjà interpellé la direction nationale et fédérale sur les dangers de l’atttentisme.

Force est de constater, qu’aujourd’hui, beaucoup partagent notre avis et en priorité ceux qui étaient décisionnaires. Nous devrons tirer la lecon de ces errements et nous remettre individuellement et collectivement au travail.

Ce double projet, réformisme engagé et animation collective du parti , est portée par Martine AUBRY et explique aujourd’hui notre positionnement aprés avoir proposé une démarche originale avec « Besoin de gauche ».

Le bilan quant à ce travail est mitigé. Il a certes permis à des camarades d’horizons trés différents de travailler ensemble, de proposer une offre politique alternative aux contributions classiques mais s’est,au final, abimée sur le non choix de pierre Moscovici. Son ralliement à Delanoe et Hollande marque d’ailleurs le poids de ses convictions…

Ce sont sur ces bases que Rénover Maintenant et sa déclinaison Nordiste ont choisi de soutenir une motion à gauche, ambitieuse pour les militants : Changer à Gauche, pour changer la France.

Nous prendrons notre place, toute notre place, dans la fédération pour convaincre les militants de faire oeuvre utile.

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CHANGER LA GAUCHE POUR CHANGER LA FRANCE

Posté par toulouse2008 le 26 septembre 2008

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http://www.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20080925/1099383_aubry.pdf

 

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RETOURS DE LA ROCHELLE

Posté par toulouse2008 le 1 septembre 2008

Cette année encore, l’Université d’été du PS n’aura pas failli à la règle qui s’est imposée depuis 15 ans : il y a l’Université IN et l’Université OFF. Cette dernière a offert son lot d’infos et d’intox particulièrement au long de la journée de samedi, qui s’est terminée au cœur de la nuit par un orage soudain et bienvenu.

Il est nécessaire, alors que les spéculations prennent de l’ampleur, alimentées pas les rumeurs diffusées ou relancées par des acteurs tout sauf innocents, de rappeler ce que nous voulons dans ce Congrès dont le mode d’emploi s’écrit en avançant. Ce que nous voulons est simple ; construire une alliance à vocation majoritaire qui permette d’engager enfin la rénovation en profondeur de notre parti pour lui permettre de se préparer aux échéances de 2012 avec de vraies chances de victoire. Après le dépôt de la contribution « Besoin de gauche » qui a marqué l’alliance de « Socialisme et Démocratie » et de « Rénover Maintenant », nous avons accueilli Pierre Moscovici en ami et en allié à Frangy en Bresse le 24 août. Ce jour là a été une étape importante vers la construction d’une nouvelle majorité, autour de l’une des personnalités émergentes du Parti socialiste, qui a le désir de conduire le Parti vers de nouveaux horizons.

Vendredi 29 août, à La Rochelle, l’assemblée des signataires de la contribution Besoin de Gauche a été marquée par la fusion de Socialisme et Démocratie et Rénover Maintenant. Il a été décidé à l’unanimité de proposer une alliance avec les contributions de Martine Aubry, de la Ligne claire de Gérard Collomb et de Jean-Noël Guérini, ainsi qu’avec celle du Pôle écologique. La future motion commune qui pourrait se dégager à l’issue de ces démarches respectera notamment trois conditions : le refus de la présidentialisation du parti, l’organisation des primaires pour désigner le (la) futur(e) candidat(e) socialiste à la présidentielle de 2012, et enfin la réunion des conditions pour que le PS se mette au travail.

Dès samedi, des commentaires de presse et nombre de rumeurs contradictoires ont surgi, certaines impliquant Arnaud Montebourg, lui prêtant à partir d’un déjeuner nécessaire avec Martine Aubry l’abandon de notre position de la veille ! En vérité, Arnaud recherche avec une patience et une constance -qui ne lui est pas payée en retour- la conciliation et l’élargissement de la contribution « Besoin de gauche » à Martine Aubry et ses amis et défend le mandat de la contribution défini la veille sur le refus de la présidentialisation du parti

Que faire face au surgissement de ce buzz, de ces bruits ? Attendre qu’ils retombent, et, bien sûr, confirmer le cap pris avec la contribution « Besoin de gauche », les discours de Frangy, le mandat et les décisions adoptées ensemble le 29 août à La Rochelle. Dès lundi nous allons poursuivre, avec les signataires de Besoin de Gauche, avec Pierre, les travaux et démarches engagés – qui ont d’ailleurs avancé avec La Ligne Claire – pour construire la motion commune qui sera le socle de la future majorité du PS.

Thierry Mandon, Porte parole de Rénover Maintenant

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