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  • Damien CAREME

    Damien CAREME

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Elections européennes: le début de la rénovation?

Posté par toulouse2008 le 2 mars 2009

Rénover en profondeur la désignation des candidat(e)s PS aux élections européennes

Arnaud Montebourg a transmis à la Première secrétaire du Parti Socialiste, Martine Aubry, des propositions visant à changer profondément les modalités d’investiture des futurs candidats socialistes français aux élections européennes, c’est le premier texte que vous trouverez ci-dessous.

Dimanche 1er février, lors du rassemblement annuel des secrétaires de section du PS Martine Aubry a annoncé un profond changement des règles de désignation des candidats PS aux Européennes, qui organise un formidable appel d’air. Elle a été applaudie par toute la salle. Vous lirez plus bas l’extrait du discours de Martine Aubry sur ce thème

Le matin même, le quotidien Le Parisien publiait un article qui dévoilait en partie le futur dispositif. Vous le trouverez en bas de cette page.

Enfin, un groupe facebook accueille votre soutien à cette étape de la rénovation engagée par la direction du PS.



 

Elections européennes : une première occasion de rénovation pratique

Chaque sujet qui interpelle et questionne le PS peut et doit être l’occasion de démontrer aux français que nous sommes en train de changer. Notre Parti a changé d’orientation depuis le dernier Congrès et doit montrer qu’il doit poursuivre sa mutation pour offrir une alternative au pouvoir actuel.

Les élections européennes sont un excellent terrain pour cette démonstration.

Elles vont démontrer que notre Parti a changé son logiciel, ses pratiques de représentation car jusqu’alors le Parti Socialiste a malheureusement considéré ces élections européennes comme d’intérêt secondaire, rattaché à des enjeux nationaux délaissant l’enjeu européen.

Les choix de candidatures sont trop souvent la proie des courants qui cherchent à remercier des fidélités : cette logique a produit des réussites exemplaires, en trop petit nombre, en favorisant des têtes émergentes qui ont travaillé et investi le Parlement européen, mais la plupart des cas ont été trop souvent des occasions de remercier des recalés du suffrage universel ou des barons locaux.

Cette absence de stratégie dans notre action politique européenne a pour conséquence de désinvestir à l’excès les fonctions politiques européennes, et durablement affaiblir la crédibilité de notre engagement européen. Nos partenaires européens, à l’inverse, investissent leurs députés d’une mission permanente d’influence dans l’exercice de leur mandat.

Les Britanniques ou les Allemands par exemple font de cette élection un instrument de leur intense lobbying et de l’augmentation de leur influence mesurable et réelle. (Lire Nicolas Tenzer “Quand la France disparaît du monde” Grasset 2008)

La France et les socialistes français doivent acquérir cette stratégie d’influence dans le choix de leurs candidats. Ce qui entraîne plusieurs conséquences sur nos prochaines décisions :

1- La première est l’exigence de prise au sérieux des fonctions

-  un candidat à l’élection européenne ne peut pas exercer de fonction exécutive locale significative, car un tel cumul rend impossible l’exercice des fonctions parlementaires européennes.

Les élus devront ainsi s’engager à être totalement présents à Strasbourg, être les porte-voix de la France dans les autres pays européens et sans doute au-delà (car il y a aussi des intérêts français/européens à défendre ailleurs et le mandat européen confère cette légitimité).

-  un candidat ne peut pas se servir de son mandat de Député européen comme tremplin personnel pour en briguer un autre national ou local d’importance. Car un tel comportement laisserait penser que la France et les socialistes ne s’intéresseraient pas à l’Europe et se passionneraient davantage pour eux-mêmes.

Ecourter son mandat de Député européen doit donc devenir impossible au Parti socialiste, il suffit de décider que toute investiture différente à un camarade élu Député au Parlement européen en cours de mandat sera très contrôlée et par principe refusée. Il faut encourager chez nos camarades parlementaires européens l’investissement de long terme dans les fonctions.

Une partie de ces personnalités devraient aussi s’engager dans le travail des idées sur la scène européenne (think tanks et groupes de pensée européens).

2 – Investir les institutions européennes, c’est aussi construire un rapport avec le terrain

Nos élus européens une fois élus disparaissent de leur circonscription. Ceux-ci devront s’astreindre à des comptes-rendus de mandat réguliers. C’est une nouvelle manière d’assurer l’implantation de l’esprit européen sur nos territoires. C’est aussi une façon de montrer qu’il existe au sein de l’Union européenne une droite et une gauche qui ne font pas les mêmes choix. Une répartition des régions d’élection entre élus des régions membres de la même circonscription est à organiser. Il est par ailleurs souhaitable que les élus européens prennent en charge certains dossiers des régions et grandes collectivités dont ils sont les représentants afin d’équilibrer le poids de la Commission ou du Conseil européen.

3 – Nous devons aussi réfléchir sur la signification politique de nos candidatures et leur résonance dans l’imaginaire de nos concitoyens : l’exemple de la diversité

Nos listes doivent ressembler à la France dans la pluralité des origines des français. Cette démarche est nécessaire au renouvellement et à la diversification des talents de la vie politique, et indispensable à la cohésion du pays. Elle est le moyen de promouvoir la participation la plus large des citoyens à la vie publique, et permet l’émergence d’une nouvelle génération politique. Nous devrons impérativement afficher en position éligible plusieurs candidats issus de l’immigration.

4 – Echanges de candidatures avec les partis frères signataires du Manifesto

Enfin il paraît utile de trouver avec nos partis frères signataires du Manifesto les conditions d’un échange en position éligible entre un socialiste français qui serait élu dans un autre pays et un socialiste de ce pays qui serait élu en France sur nos listes. Vu les tensions que la présidence Sarkozy a installées entre la France et l’Allemagne, je préconise que l’échange ait lieu avec le SPD allemand. Leur ligne a beaucoup évolué vers la gauche depuis les échecs post-schroderiens.

Tous ces efforts seront difficiles à faire accepter mais ils seront grandement payés en retour, à court terme dans la campagne, à moyen terme dans la restauration de notre image et dans nos ambitions de reconquête.

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Arnaud et le secret bancaire

Posté par toulouse2008 le 2 mars 2009

Propos recueillis par Patrick Vallélian – Le Matin.ch – 24/02/2009 – 22:33

Monsieur Montebourg, les pressions américaines sur la Suisse et son secret bancaire vous réveillent. Vous voilà reparti en guerre contre les banquiers helvétiques ?

Je fais effectivement partie des pionniers qui combattent ce pillage économique. La pression actuelle sur la Suisse est liée à la crise économique. Les Etats qui avaient fermé les yeux sur les prédateurs que sont les paradis fiscaux sont confrontés à une grave crise d’endettement. Ils ont besoin de milliards pour sauver leur système financier et leur économie réelle. Ils ne peuvent plus laisser l’argent s’enfuir.

Et ils vont le chercher là où il se trouve ?

Exactement. Pour moi, le secret bancaire est condamné. Et il n’y a que les autorités suisses qui font semblant de ne pas le comprendre. La disparition du secret bancaire va d’ailleurs dans le sens de l’histoire et dans celui d’une plus grande justice. Il n’y a en effet aucune raison d’accepter que les plus riches et les acteurs économiques les plus prospères puissent échapper au fisc quand le simple travailleur est obligé de payer ses impôts. Cette injustice est un facteur d’explosion sociale.

Bref, vous estimez que la Suisse n’a aucune chance de s’en sortir cette fois ?

La Confédération est condamnée, sous la pression internationale, à changer. Elle doit abandonner le secret bancaire si elle ne veut pas être mise au ban des nations.

D’accord, mais à ce tarif, l’Union européenne (UE) devrait aussi balayer devant sa porte et ouvrir le dossier du Luxembourg et des paradis fiscaux anglais !

Vous avez raison. Mais je vous rappelle que la pression de l’UE sur le Luxembourg a été si forte que son premier ministre a accepté de parler de la levée du secret bancaire. Londres est aussi dans notre collimateur. Quant aux banques françaises qui ont des succursales dans les paradis fiscaux, elles sont l’objet d’un débat. Ne vous inquiétez pas : la Suisse n’est pas la seule concernée.

Mais rassurez-nous, les Européens n’accusent tout de même pas les Suisses d’être responsables de la Berezina économique mondiale ?

Certainement pas et je n’ai jamais dit cela. Dans ce contexte, la stratégie américaine de criminalisation de l’évasion et de la fraude fiscales encouragées par les banques suisses, et plus particulièrement d’UBS, est parfaitement raisonnable et justifiée. Je vais d’ailleurs proposer une telle démarche en France. Le fisc devra pouvoir utiliser les instruments de la procédure pénale contre la criminalité organisée pour lutter contre l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux.

Et vous pensez que cela suffira pour faire peur aux irréductibles banquiers genevois et zurichois ?

Soyons clairs : les banquiers suisses sont coupables d’aggraver les déficits publics de nombreux Etats, d’aider et de protéger des délinquants, des gens qui ne respectent pas le civisme. Je vous rappelle que la fraude fiscale est une infraction dans de nombreux pays. A ce titre, les banques suisses se rendent coupables de complicité et de recel.

Que demandez-vous au Conseil fédéral ?

Je lui lance un appel : il est temps d’abandonner le secret bancaire. On ne peut pas bâtir des bénéfices sur la violation de la solidarité internationale.

Ça sonne comme une menace ?

Les mesures de sanction sont inéluctables, comme notamment les embargos financiers. In fine, l’Europe finira par remettre en question ses accords bilatéraux avec la Suisse.

Mais c’est une déclaration de guerre ?

La Suisse est malheureusement encerclée et sous la pression internationale. Si elle veut retrouver des relations normales avec l’UE, elle est condamnée à organiser la fin de la protection de cette délinquance internationale dont elle est le sanctuaire. La Suisse a devant elle quelques mois pour s’autoréformer avant qu’elle ne soit obligée de le faire dans la douleur.

Franchement, vous avez une dent contre la Suisse ?

La Suisse est un grand pays qui a porté des valeurs universelles et humanistes depuis sa création. Et cela me chagrine de voir qu’elle est en train de détruire sa réputation internationale en organisant la solidarité autour de ses banquiers. Les tenants et les défenseurs du système bancaire suisse symbolisent aujourd’hui ce qu’il y a de plus repoussant et d’immoral dans le capitalisme actuel qui est en faillite.

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Non a la suppression de la TP!

Posté par toulouse2008 le 22 février 2009

Supprimer la taxe professionnelle. » Les mots prononcés par le président Sarkozy ont, pour ma ville, des relents morbides. Grande-Synthe est née et vit tant bien que mal, pour et de l’industrie – le taux de chômage s’élève à 16 %, 20 % des familles sont allocataires du RMI, 20 % des familles sont monoparentales, 64 % des logements sont sociaux. Ses 21 000 habitants, dont une bonne partie sont issus de vagues d’immigration successives sont en première ligne en ces temps de crise : ces derniers mois, la liste des demandeurs d’emploi n’a cessé de grossir. Dans le même temps, l’Etat faisait des milliards de cadeaux fiscaux à ceux qui en ont le moins besoin.

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Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy présente la suppression de la taxe professionnelle (TP) comme une solution pour garder les emplois et empêcher les délocalisations. J’ai peine à croire ce que j’entends. Combien d’usines sont parties à l’étranger après avoir reçu de conséquents subsides de l’Etat ? Combien d’entreprises réalisent des bénéfices et prennent néanmoins la décision de fermer des unités et de licencier massivement ? Une fois que la TP n’existera plus, quels seront les devoirs des entreprises envers les territoires qui les accueillent ? Aucun. La loi du marché dont elles se réclament ne connaît qu’un seul temps : le présent. Se sentir redevable dans le futur n’entre pas dans leur schéma de pensée.

Les entreprises s’arriment de manière durable à un territoire parce qu’elles y trouvent des avantages concrets qui leur assurent, de manière objective, productivité et compétitivité : par exemple, une main-d’oeuvre abondante et qualifiée, l’existence d’un tissu économique adapté, la présence d’entreprises de sous-traitance spécialisées dans leur domaine d’activité… Une entreprise ne s’implante pas sur la base d’un taux réduit de TP. Tout comme une entreprise ne reste pas parce qu’on la paye ! Car c’est à cela que la suppression de la TP revient.

La taxe professionnelle est aujourd’hui la seule contrepartie que les collectivités locales demandent aux entreprises. Dans l’agglomération de Dunkerque, où se situe Grande-Synthe, le paiement de la TP compense les risques subis par les habitants (plus d’une dizaine de sites Seveso sur le territoire tout de même !), la pollution engendrée, une image négative qui nous empêche d’attirer des cadres, des retraités, des entreprises tertiaires, de générer un tourisme à la hauteur de ce que nous pourrions espérer au vu de la beauté de nos plages… Pour notre territoire industriel, la perte de ces revenus-là représente un grand manque à gagner. Le chercheur Laurent Davezies le dit bien : « Les territoires à grande capacité productive ne sont pas ceux où l’on recense le moins de chômeurs, un dynamisme de l’emploi et de hauts revenus, loin s’en faut. Le Dunkerquois est très productif mais peu attractif sur le plan résidentiel. »

Dans ce contexte, la TP était-elle suffisamment élevée ? Rien n’est moins sûr. Mais elle nous permettait au moins de réparer les injustices sociales les plus flagrantes. Elle permettait aussi, cela n’est pas inutile de le rappeler, de former nos jeunes – via la construction de collèges et de lycées par exemple – à des métiers recherchés par lesdites entreprises ou encore de faire garder, dans des structures adaptées, les enfants de salariés des mêmes entreprises.

Dans l’avenir, comment les collectivités locales pourraient-elles continuer ce travail ? Comment tenir face au désastre social qui s’annonce ? Dans un contexte de désengagement de l’Etat, où les maires se battent bec et ongles pour conserver les dotations financières de l’Etat, la disparition de la TP sera-t-elle compensée ? Par quoi ? Qui va payer ? L’incertitude plane désormais sur notre avenir.

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NON au travail le dimanche

Posté par toulouse2008 le 31 décembre 2008

Déplafonnement des heures supplémentaires, fin des RTT et des jours fériés, disparition du repos compensateur, possibilité de travailler jusqu’à 70 ans… depuis deux ans, la liste des reculs sociaux présentés comme des avancées du modernisme ne cesse de croître. Mais elle pourrait encore s’allonger avec la fin annoncée du repos dominical des salariés. Plus de deux siècles de luttes sociales sont ainsi effacés en quelques traits de plume.

Loin de la prudence demandée à deux reprises par le Conseil Économique et Social (CES) sur ce sujet en 2007, le Gouvernement matraque une nouvelle fois le code du travail, officiellement au nom de la croissance contre la crise. En réalité, depuis des années la majorité souhaite supprimer le repos dominical. La crise n’est qu’une divine occasion de passer à l’acte. Pourtant, les pays les plus libéraux sont les premiers touchés par l’effondrement de ce modèle.

Cette proposition de loi révèle la vision mercantile inquiétante de la droite. Il s’agit d’une triple erreur : économique, politique et sociétale.

Une erreur économique tout d’abord. L’augmentation attendue de 30 % du chiffre d’affaire des commerces est mensonger. Il repose sur quelques cas d’entreprises hors-la-loi qui ouvrent le dimanche, avec la complicité et les encouragements du Gouvernement. Un comble en matière de civisme ! Mais qui peut croire qu’une ouverture généralisée des commerces conduirait à une augmentation globale du chiffre d’affaire du commerce français ?

Les Français ne dépenseront pas le dimanche l’argent qui leur manque la semaine. Au mieux, les achats dominicaux se substitueront aux achats de la semaine, sans gain pour l’économie comme le montre le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) dans un rapport commandé par Bercy et publié en novembre 2008.

Loin des créations d’emplois annoncées, c’est plutôt une destruction d’emplois qui nous attend, et particulièrement ceux du commerce de proximité. L’ensemble des organisations patronales de l’artisanat et du commerce de proximité l’a compris. Il en va de la survie de leurs entreprises. Car à chiffre d’affaire égal, les artisans et les commerçants de proximité emploient trois fois plus de personnel que la Grande distribution.

Autre souci pour le gouvernement : les études économiques montrent que l’ouverture dominicale augmente les prix. Ouvrir un dimanche coûte trois fois plus cher qu’ouvrir un jour de semaine : charges salariales, frais de communication, charges de fournisseurs augmentées par les prestations dominicales. L’ouverture des commerces le dimanche entraînera donc un surcoût des prix chiffré à 5 % minimum, même pour ceux qui achètent en semaine.

Une erreur politique ensuite. Le Gouvernement décrète que les Français veulent cette réforme. Ils attendraient l’ouverture dominicale. C’est faux. Dans les sondages, les Français expriment des avis très partagés. Parfois favorables en tant que consommateurs, ils sont bien plus réservés en tant que salariés… Manifestement, l’apport du travail dominical est contesté par ceux qui le subissent. Les pauvres devront travailler toujours plus pour vivre, tandis que les autres pourront choisir de ne pas travailler, jouir de leur temps libre. Mettre en avant la liberté et le volontariat du personnel traduit une réelle méconnaissance de l’inégalité de la relation employeur-salarié, accrue en cette période de crise et de hausse du chômage. Il faut le rappeler : le contrat de travail est un contrat de subordination. Le salarié ne s’embauche pas, ne se licencie pas, ne se distribue pas des primes et ne s’accorde pas des jours de RTT. La majorité des salariés de la grande distribution est composée de mères de famille, employées à temps partiel pour un salaire net mensuel de 750 €. Dans ces conditions, a-t-on la liberté de dire oui, ou de dire non pour venir travailler le dimanche ? Si le gouvernement veut vraiment augmenter le pouvoir d’achat de ses concitoyens, c’est par la revalorisation des salaires qu’il devra le faire, et non par des primes aléatoires !

Mais ce texte ne se heurte pas seulement à l’ensemble de la gauche, aux organisations syndicales, aux associations familiales et aux responsables des cultes. Il trouve aussi des opposants dans la majorité, et non des moindres. L’actuelle Ministre de l’Economie, Christine Lagarde, avait elle-même émis des réserves à ce sujet, signalant qu’elle trouverait « dommage que le dimanche devienne un jour comme les autres ».

Cette opposition massive vient de la prise de conscience que cette réforme est aussi et enfin, une erreur sociétale. La loi de 1906 a fait société. Elle a permis à la France de développer un modèle envié de qualité de vie. Nicolas Sarkozy a décidé de la détruire avec sa « politique de civilisation ».

Une extension de l’ouverture dominicale des commerces entraînerait des modifications substantielles dans l’organisation du fonctionnement de la société. Nombre d’autres professions et notamment les services publics, les services à la personne (ouverture de crèches pour garder les enfants…), les services de logistique, de technique ou de maintenance seront touchés. L’ensemble des corps de métiers serait touché et c’est toute l’organisation de la société qui serait à revoir. Demain, le dimanche sera un jour de travail banal. Pourquoi le payer plus alors ?

Au lendemain du Grenelle de l’environnement, c’est aussi un recul formidable auquel nous assistons. Les grandes surfaces sont parmi les activités les plus énergivores, les plus polluantes : éclairages puissants entièrement artificiels, chauffages ou climatisations de volumes immenses, vastes rayons de réfrigération ouverts ou souvent manipulés. Il n’est donc fait aucune étude sur l’impact environnemental de la loi. Adieu Grenelle !..

Cette conception de la vie est une véritable menace pour la sphère familiale, amicale, culturelle, sportive, spirituelle ou associative. Nous refusons que la civilisation du caddie remplace la civilisation du loisir. La citoyenneté ne se résume pas à l’acte de consommation. Quelle vie privée, quelle vie de famille sans jours de repos hebdomadaire commun, alors que justement nos sociétés souffrent déjà d’une déstructuration des liens sociaux ?

Au « travailler plus, pour gagner plus » qui a montré son injustice depuis deux ans, les députés de toute la gauche (socialistes, radicaux de gauche, communistes et verts) opposent le « travailler mieux, pour gagner mieux » du prix Nobel de l’économie Joseph Stiglitz. Nous défendrons avec la plus grande énergie notre conception de la société et de la vie, lors du débat au Parlement.

Sont entre autre co-signataires de cette tribune : Jean-Marc Ayrault (groupe socialiste), Gérard Charasse (Radicaux de Gauche), Roland Muzeau (Communistes et Républicains) et Noël Mamère (les Verts).

Patricia Adam, Marie-Hélène Amiable, Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Claude Bartolone, Delphine Batho, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, Martine Billard, Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Marie-Odile Bouillé, Christophe Bouillon, Danielle Bousquet, Jean-Pierre Brard, François Brottes, Marie-George Buffet, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Jacques Candelier, Martine Carrillon-Couvreur, Bernard Cazeneuve, Gérard Charasse, Jean-Michel Clément, Gilles Cocquempot, Yves Cochet, Catherine Coutelle, Michèle Delaunay, Guy Delcourt, Bernard Derosier, François de Rugy, Julien Dray, Tony Dreyfus, Jean-Louis Dumont, Laurence Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Odette Duriez, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Corinne EhrelHenri Emmanuelli, Hervé Feron, Valérie Fourneyron, Jacqueline Fraysse, Jean-Louis Gagnaire, Catherine Génisson, André Gérin, Jean-Patrick Gille, Joël Giraud, Daniel Goldberg, Marc Goua, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Elisabeth Guigou, David Habib, Danièle Hoffman-Rispal, Christian Hutin, Jean-Louis Idiart, Françoise Imbert, Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Marietta Karamanli, Jérôme Lambert, Colette Langlade, Jean Launay, Marylise Lebranchu, Gilbert Le Bris, Jean-Yves Le Déaut, Michel Le Fait, Annick Le Loch, Jean-Marie Le Guen, Catherine Lemorton, Bernard Lesterlin, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, Albert Likuvalu, François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Noël Mamère, Jacqueline Maquet, Jeanny Marc, Marie-Lou Marcel, Jean-René Marsac, Martine Martinel, Frédérique Massat, Gilbert Mathon, Didier Mathus, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Kleber Mesquida, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre-Alain Muet, Roland Muzeau, Henri Nayrou, Alain Néri, Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, George Pau-Langevin, Dominique Orliac, Daniel Paul, Jean-Luc Perat, Jean-Claude Perez, Sylvia Pinel, Philippe Plisson, François Pupponi, Marie-Line Reynaud, Dominique Raimbourg, Chantal Robin-RodrigoMarcel Rogemont, Alain Rousset, Odile Saugues, Christophe Sirugue, Christiane Taubira, Marisol Touraine, Philippe Tourtelier, Jean Jacques Urvoas, Michel Vergnier, André Vezinhet, Alain Vidalies

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RASSEMBLEMENT!

Posté par toulouse2008 le 7 décembre 2008

Le nouveau premier secrétaire du PS a lancé un appel à l’union devant les députés socialistes réunis à l’Assemblée, demandant aux parlementaires de « réunir nos forces, nos compétences ».

Martine Aubry (Sipa)

Martine Aubry (Sipa)

Martine Aubry, le nouveau premier secrétaire du PS, a lancé un nouvel appel à l’unité, mardi 2 décembre, devant les députés socialistes réunis à l’Assemblée nationale. Martine Aubry a déclaré aux côtés du patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, qu’il fallait « réunir nos forces, nos compétences » pour « travailler avec vous tous de manière la plus forte et la plus intense possible ».
« Le PS a besoin de vous collectivement (…) j’ai besoin de chacun d’entre vous », a-t-elle lancé aux députés du groupe quasiment au grand complet. Au premier rang, le prédécesseur de Martine Aubry, François Hollande mais aussi Arnaud Montebourg. Egalement présents Manuel Valls (proche de Ségolène Royal), Elisabeth Guigou, Pierre Moscovici, Daniel Vaillant ou Jean Glavany.

« Une même voix »

Pour Martine Aubry, le PS, « ancré à gauche et profondément renouvelé », « doit redevenir la maison commune ». « Il faut absolument que nous arrivions à être un, à avoir une même voix quel que soit le sujet », a-t-elle poursuivi, y « voyant la garantie de notre succès ».
La maire de Lille, qui n’est ni députée ni sénatrice, a également estimé qu’il fallait « travailler mieux entre le parti et les groupes parlementaires ». « Vous êtes des acteurs majeurs du projet » que le PS doit construire, a-t-elle dit.
« Chaque député doit se sentir porteur de ce travail que nous allons faire en commun » a-t-elle poursuivi, soulignant que « la crédibilité d’un parti, c’est la force de la dénonciation, mais aussi la force de la proposition ».
Elle a également salué comme un « symbole » la nette victoire du socialiste François Deluga dans une législative partielle dimanche à Arcachon (Gironde). « La gauche est là », a-t-elle dit. Martine Aubry n’a pas de mandat parlementaire et ne participe habituellement aux réunions de groupes.

« Cette maison est la tienne »

Jean-Marc Ayrault a accueilli Martine Aubry à la réunion du groupe en lançant « cette maison est la tienne comme elle a été celle de ton prédécesseur, François Hollande ».
« Avec toi Martine, nous voulons tourner la page des temps compliqués que nous venons de traverser », a dit Jean-Marc Ayrault en référence aux divisions du congrès de Reims.
« Je suis heureux de passer du débat entre socialistes aux débats et à la confrontation avec la droite », a-t-il poursuivi.
« Avec toi Martine, l’objectif est clair, c’est retrouver la confiance du pays », a ajouté le chef de file des députés PS.
Sous les applaudissements, il a rendu un hommage appuyé au premier secrétaire sortant assis au premier rang, François Hollande qui « reste un député de première ligne ».
Dans une allusion à la discipline de vote, pas toujours respectée sur certains texte, Jean-Marc Ayrault a souhaité que « désormais, les (décisions) de vote soient pleinement respectées par les membres

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Reponses

Posté par toulouse2008 le 17 novembre 2008

Jeudi, novembre 13, 2008, 21:11

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Paris, le 13 novembre 2008

Chère Ségolène,

Au lendemain du vote des militants, nous, signataires de la motion « Changer à gauche pour changer la France », avons pris nos responsabilités.
Nous avons donné notre analyse du scrutin du 6 novembre. Les militants ont exprimé une triple volonté.
- Remettre en marche un grand parti réformiste clairement ancré à gauche face à la crise du libéralisme et au démantèlement du pacte social par Nicolas Sarkozy. Bref, l’exigence d’une gauche forte face à une droite dure.
- Renouveler en profondeur les équipes et les pratiques du Parti Socialiste.
- Faire vivre un parti de militants élaborant et choisissant collectivement des orientations politiques, tant en ce qui concerne les réponses aux chocs économiques, sociaux et écologiques d’aujourd’hui que les alliances pour bâtir une alternative.

Nous avons respecté la démocratie interne : c’est à la motion arrivée en tête, même de peu, de démontrer sa capacité à rassembler sur ces thèmes. Ouverts au dialogue sans exclusive, nous avons dit que notre collectif se déterminerait sur la base de l’orientation et des propositions qui nous seraient faites.

Nous avons aussi rappelé notre règle de conduite : c’est la ligne politique qui fixe les alliances, pas l’inverse.
Tu as rendu public mardi un texte que nous avons analysé avec attention, objectivité et même gravité.
Parce que nous défendons une certaine conception de la politique et de la gauche, nous constatons que son contenu ne nous paraît malheureusement pas à la hauteur des enjeux.

Nous attendions un texte qui donne une vision claire et cohérente, ainsi que des propositions qui permettent de montrer la force des intentions.
Celui qui nous est présenté se réduit à des déclarations très générales dont beaucoup figurent déjà dans notre déclaration de principe adoptée en juin.

Or, rester à ce niveau de généralité, c’est risquer de faire du congrès de Reims un enjeu de personnes et pas d’idées. Et cela, nous n’en voulons pas, tout comme l’écrasante majorité des militants. Nous avons tous fait campagne en ce sens, y compris toi-même en plaçant ta candidature « au frigidaire » selon tes propres termes.

J’ajoute que ne pas trancher aujourd’hui nos débats, c’est prendre le risque demain de la paralysie du parti socialiste.

Tu as certes pris le soin d’assortir ton courrier d’un certain nombre de commentaires positifs sur le texte de la motion D et je t’en remercie. Mais le texte final que tu nous présentes est resté inchangé. Il ne permet pas de lever les interrogations profondes qui sont les nôtres.

L’exigence de clarté est d’autant plus nécessaire que le positionnement adopté ces derniers jours, ainsi que les réponses apportées aux interrogations des uns et des autres, sont en contradiction avec le contenu de la motion E et les positions tenues par ses principaux animateurs tout le long de la campagne.

Cette clarification est essentielle sur cinq enjeux politiques décisifs à nos yeux.

1) L’analyse de la crise financière. Ton texte précise que « la finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service d’elle-même ». Certes, nous disons tous cela, mais Sarkozy ou Bayrou aussi disent cela… Il existe aujourd’hui deux interprétations de la crise. Pour la droite, la crise est la conséquence de dérives du système et de ses acteurs : « coupons les mauvaises branches et l’arbre repartira de plus belle », crient en chœur les libéraux ! Ils refusent de voir la réalité en face : nous assistons à une crise du capitalisme financier et mondialisé lui-même. Pour nous, cette crise est inhérente au système même, qu’il faut remettre en cause. Il ne s’agit pas de revenir à une économie planifiée (nous inscrivons nos réponses dans l’économie sociale de marché, comme l’atteste notre récente déclaration de principes adoptée à l’unanimité dans nos rangs), mais de retrouver un nouvel équilibre entre le marché, l’environnement et l’intervention publique. Voilà pourquoi nous disons que nous voulons construire un nouveau modèle économique et social. Le « document de travail » de la motion E ne tranche pas entre ces deux interprétations.

2) La question sociale. Elle est pour nous essentielle. S’agissant du pouvoir d’achat, je relève avec satisfaction que tu reprends nos propositions même s’il reste un flou sur le SMIC. En revanche, le texte que tu proposes est muet sur des questions fondamentales pour nous : l’éducation, la santé, le logement, l’école…. Ces demandes de clarification, nous ne les faisons pas pour le principe, mais parce que les Français la réclament. « Soyez offensifs, proposez à gauche ! », nous disent-ils. C’est parce que notre parti est flou qu’il est inaudible. Restaurer notre fierté socialiste et notre crédibilité politique est donc un préalable. Notre volonté est que le Parti socialiste reprenne contact avec les Français, et d’abord avec ceux qui souffrent des politiques régressives de Sarkozy.

3) La question européenne. Dans le texte qui nous est adressé, l’Europe est abordée en quatre mots : « Réorienter l’Europe pour la relancer ». Pour nous il ne s’agit pas d’une question subsidiaire : alors que l’Europe est en panne, il faut toute notre volonté pour la relancer. La première tâche du futur premier secrétaire sera d’ailleurs de préparer les élections européennes de juin 2009. Comment être aussi allusif alors que notre Parti, inutile de le nier, s’est divisé sur la question européenne et que la prochaine direction devra garantir un projet nouveau des socialistes pour l’Europe, ce qui suppose une réflexion collective de fond sur les politiques de l’Union ?

4) La conception du Parti socialiste. Par le passé, toi ainsi que tes principaux soutiens aviez indiqué que vous souhaitiez mettre fin à la règle de la proportionnelle – qui régit notre parti depuis s création – au profit d’un fonctionnement majoritaire, qui transformerait notre parti en parti de supporters, notre premier secrétaire en chef absolu. Pour nous, notre parti doit rester un parti de militants. C’est un enjeu crucial, vital, car il y va de l’existence même du socialisme comme pluralisme.

5) Les alliances et le rapport avec le MoDem. Sur ce point aussi, chacun connaissait nos inquiétudes. Malgré cela, le « document de travail » propose une formulation alambiquée qui se contente de rappeler un processus nullement exclusif d’une alliance électorale avec le centre droit. Le MoDem n’est pas mentionné. Après les propositions faites à Bayrou durant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, après les déclarations de divers animateurs de la motion E sur l’intérêt d’un renversement d’alliances, voilà un mutisme qui confirme nos inquiétudes.

Pour toutes ces raisons de fond, il nous apparaît impossible de répondre favorablement au texte que tu nous proposes.

Mais nous continuons à penser qu’il est possible au congrès de Reims de construire une majorité de gauche comme l’ont souhaité les militants.

C’est pourquoi nous continuons à y travailler, avec tous sans exclusive, pour réussir notre congrès conformément aux attentes militantes exprimées par le vote du 6 novembre, pour le rendre utile aux Français, pour répondre à l’urgence sociale, et bien sûr au-delà pour proposer une ligne politique qui fonde la nouvelle donne économique, sociale et écologique que nous voulons construire en France comme en Europe.

Pensons d’abord à ceux qui attendent le plus de nous et c’est pour eux que nous devons faire ce travail.
Bien amicalement à toi,

Martine AUBRY et les signataires de la motion D

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RASSEMBLER…autour de Martine

Posté par toulouse2008 le 4 novembre 2008

RASSEMBLER...autour de Martine dans ACTUALITES aubry7-135x90PARIS, 2 nov 2008 (AFP) – Martine Aubry, en lice pour la conquête du PS au congrès de Reims, a affirmé dimanche qu’à l’issue du vote des militants jeudi, il ne fallait “pas seulement arriver en tête” mais “être capable de rassembler sur une ligne politique”.

“Il ne faut pas seulement arriver en tête, il faut être capable de rassembler sur une ligne politique, il ne suffit pas d’être devant”, a déclaré Mme Aubry, appelée au Grand jury RTL-LCI-Le Figaro à réagir aux propos, le même jour, de François Hollande. Pour ce dernier, “le vainqueur du congrès de Reims sera la motion qui sera arrivée en tête” et d’où devra sortir, selon lui, le nom du premier secrétaire.

“Tout le monde a déjà compris que le vrai problème, c’est la ligne politique qui va être choisie par les militants”, a ajouté la maire de Lille. Elle a estimé que la ligne politique de sa motion était “centrale, c’est une ligne de gauche”.

Elle s’est refusée à dire avec quelle motion elle souhaitait trouver un accord pour le gouvernement du parti. “Vous ne me ferez pas mettre les alliances avant la ligne politique”, a-t-elle dit.

Poussée par ses interviewers à annoncer officiellement sa candidature à la succession de François Hollande, l’ancienne ministre s’y est refusée, répétant: “J’ai toujours dit que je prendrai mes responsabilités”.

“Quand on parle du premier de liste, on ne parle plus que de lui (…) Si une personnalité gagne et qu’on n’est pas rassemblé, on se plantera. S’il y a un chef qui dit “c’est moi qui décide tout’, on se plantera aussi. C’est une conception de la politique”, a-t-elle fait valoir.

Alors que le premier secrétaire a appelé les adhérents à se prononcer d’abord en fonction du respect du vote des militants, ces dernières années, par les principaux animateurs des motions, Mme Aubry a rétorqué: “Appelons un chat, un chat. Que me reproche François Hollande? Que j’ai pu travailler avec Laurent Fabius et ses amis, qui ont voté non au référendum sur l’Europe”.

Or, a-t-elle argumenté, la motion de M. Hollande et celle de M. Fabius au congrès du Mans (2005) étaient partie prenante de la synthèse finale, six mois après la victoire du non au référendum, en dépit de la campagne pour le oui du PS.

“Pourquoi ce qui était possible hier, trois mois après (le référendum), ne l’est plus trois ans après?”, a-t-elle demandé.

Selon Mme Aubry, “si nous continuons à jouer ce petit jeu-là, des gens qui n’ont pas respecté le parti, il y en a dans chaque motion”. “C’est justement ce qu’on ne veut plus voir” et pour cela “il faut qu’il y ait un débat dans le parti, il faut un patron, quelqu’un qui n’ait pas changé de ligne, qui soit crédible, capable de faire travailler ensemble des gens différents”.

“Le moment du congrès, c’est le rassemblement, c’est pas d’exclure”, a-t-elle ajouté.

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Le mur de l’argent

Posté par toulouse2008 le 20 octobre 2008

Lundi, octobre 20, 2008, 21:47

Cet article a été posté dans les catégories Actualité et a reçu Aucun commentaire à présent.

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Arnaud Montebourg

Cette crise est, depuis l’effondrement du mur de Berlin, la plus grave défaite qu’ait connue une idéologie, avec son cortège d’aveuglements, de mensonges et de propagande. La quasi-disparition de Wall Street est en quelque sorte la chute du mur de Berlin du capitalisme libéral et mondialisé. L’idéologie du libre marché, du libre-échange, de la finance libre et du refus obsessionnel de l’intervention du politique dans l’économie est un dogme qui confine à la bêtise et conduit en enfer. Notre gouvernement s’ingénie à truffer de radars et de gendarmes nos routes ; pourtant, la seule route sur laquelle il a refusé obstinément depuis des années d’installer des lignes blanches, des radars et des képis, c’est celle de la finance, où la liberté ne connaît ni morale ni vertu.

La question de l’ordre public pour assurer la sécurité de l’économie est donc posée, comme il y a un ordre public en matière sanitaire, environnementale ou antiterroriste, afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Lutter contre les zones de non-droit, c’est le devoir d’un Etat. Aujourd’hui, la finance est devenue une zone de non-droit à l’échelle mondiale. Et c’est elle qui fait peur aux citoyens, aux épargnants, aux salariés, aux entrepreneurs. C’est d’elle que les Etats vont devoir nous protéger, même s’ils ont eux-mêmes organisé leur propre impuissance politique.

Les dirigeants les plus libéraux, dont Nicolas Sarkozy, n’ont aucune crédibilité dans leurs déclarations, évoquant on ne sait quelle refondation du capitalisme, puisque la responsabilité qu’ils ont prise en refusant avec la violence de leur dogmatisme toute mesure de réglementation ou de limitation, est écrasante. Ce président fait avec le Medef l’apologie de la sacro-sainte autorégulation : c’est aussi peu efficace et crédible pour lutter contre une escroquerie comme les subprimes que l’autodiscipline dans une classe de prédélinquants.

Il en est de même de la fascination qu’a exercée sur cet homme la folle créativité de la finance américaine, au point d’avoir influencé ses propres propositions, puisqu’il défendait dernièrement l’idée d’augmenter l’accès au crédit hypothécaire pour les ménages aux faibles revenus, ce qui revenait à transplanter les subprimes en France. Il en est de même du refus accablant de fermer les paradis fiscaux, bancaires et judiciaires, comme le Luxembourg ou la City du Royaume-Uni qui, au sein de l’Union européenne, organise un coupable dumping réglementaire et dérégulateur.

Ce pauvre Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe, voit Dexia s’effondrer pour avoir agi légèrement avec sa bénédiction de libéral obsessionnel. C’est le même qui nous traitait, Vincent Peillon et moi-même, pendant nos enquêtes parlementaires sur les paradis fiscaux européens de “sheriff-procureurs” ; c’est le même qui a protégé le maintien dans la privatisation de la chambre de compensation Clearstream aux pratiques si contestables ! Ce sont ces mêmes européens ultralibéraux qui ont laissé les Bourses devenir des entreprises privées et depuis la fusion NYSE Euronext sous droit américain ultra-light !

Qui croira ces responsables capables d’imposer le contraire de ce qu’ils ont proclamé ? C’est donc à la gauche de réarmer le politique pour lutter contre la finance folle. Elle doit le faire en ayant à l’esprit qu’elle n’est pas exempte de reproches sur le sujet. Elle aussi s’est laissé étourdir par les mirages et les promesses de croissance que promettaient les libéraux ; elle a succombé à la croyance que la libéralisation des mouvements de capitaux allait faciliter le financement des entreprises, et donc bénéficier aux salariés.

Remettre de l’ordre dans l’économie passe par la lutte contre l’insécurité financière : d’abord, désarmer les délinquants potentiels que sont les banquiers ; ensuite, renforcer l’arsenal législatif de répression, pour créer un véritable ordre public économique disposant de sanctions à la clé. Il est impératif de restreindre les outils permettant de spéculer. Il faut mettre un terme – et donc interdire – la titrisation des crédits par les banques, qui est un moyen pour elles de se défausser du risque. Les banques qui prêtent de l’argent à un ménage ou à une entreprise doivent garder le prêt dans leurs comptes jusqu’au remboursement complet.

La crise actuelle impose aussi de revenir à une division claire et nette des activités entre l’économie réelle et la finance. Le mélange des genres qui a été autorisé entre les banques d’investissement, de dépôt et d’assurance est à l’origine de la chute de la banque franco-belge Dexia, comme de l’assureur américain AIG. Parce que leurs dirigeants avaient voulu se développer dans le métier des rehausseurs de crédit, dont l’activité était d’assurer les investisseurs contre les pertes spéculatives. La crise actuelle impose aussi d’interdire aux acteurs financiers comme les hedge funds (fonds spéculatifs) de venir spéculer sur les marchés. La folie de la spéculation ne saurait s’arrêter sans un encadrement strict des modes de rémunération des opérateurs de la finance, qui ne connaissent – qu’ils gagnent ou qu’ils perdent – que le bonus-bonus ! Mais ce qui comptera surtout, ce sera de faire respecter ces interdictions. Où sont passés les pouvoirs publics et les fameuses autorités soi-disant indépendantes ? Les autorités de contrôle du secteur financier (Autorité des marchés financiers, Commission bancaire, Banque de France, FFSA…) sont dirigées par des personnalités issues du monde financier. Et leur intérêt est lié à celui des personnes qu’elles surveillent. Le résultat, c’est qu’elles ne contrôlent rien. Il est donc nécessaire de modifier le mode de nomination de ces responsables. Il faut une présence des parlementaires, de représentants de salariés, de petits actionnaires, de clients de banques dans ces instances, véritables bras armés des politiques.

Une fois ce secteur mis sous contrôle, il faut imaginer un autre moyen de financer l’économie. Il n’est pas anormal que, dans une économie de marché, certains secteurs soient soumis à un monopole public, quand le privé a montré qu’il était incapable de remplir sa tâche. La finance est ce secteur. Et l’on voit le risque qu’il y a à confier à des institutions privées le soin de financer toute l’activité économique d’un pays. Les sources de crédit se tarissent et l’économie risque de s’arrêter. Comme le montrent les praticiens du microcrédit, il serait donc sain de confier à des institutions à but non lucratif la distribution de crédits. La création d’un service public du crédit, qui soit géré par la Caisse des dépôts et consignations, une institution solide qui a su rester à l’écart de la spéculation, pourrait répondre aux besoins de financement de l’économie.

La crise montre aussi que le dogme libéral qui sous-tend la construction européenne ne protège ni le citoyen ni l’économie. Quel sens ont aujourd’hui les termes de libre concurrence ou l’interdiction des aides d’Etat quand tout s’écroule ? A quoi sert une Banque centrale européenne obsédée par une inflation qu’elle ne sait pas juguler, et une croissance qu’elle s’est employée à étouffer ?

Les citoyens accepteront une Europe renforcée s’ils savent que les institutions leur bénéficient et non pas seulement au monde de la finance. L’heure n’est plus aux mesures timorées, au laisser-faire, à la fatalité du monde de la finance tel qu’il va. Le politique doit se réarmer et profiter de l’effondrement de la finance pour imposer ses règles du jeu sans crainte. Et ne pas se contenter de passer à la caisse comme toujours, en vertu du bon vieil adage qui veut qu’on privatise les profits et qu’on socialise les pertes.

Arnaud Montebourg est député et président du conseil général de Saône-et-Loire.
Article paru dans Le Monde  du 21.10.08

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Je vais à ce congrés pour gagner!

Posté par toulouse2008 le 16 octobre 2008

Je vais à ce congrés pour gagner! dans ACTUALITES aubry61-2Publié le jeudi 16 octobre 2008 dans le quotidien “La Provence”

À un mois du congrès du PS à Reims, Martine Aubry bat la campagne à Marseille

Selon Martine Aubry, “à Reims, le PS doit changer pour retrouver le collectif, se rouvrir vers la société”.

La perspective du congrès de Reims lui fait battre la campagne. Martine Aubry sera ce soir à Marseille, devant les militants de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, tout comme Vincent Peillon, “lieutenant” de Ségolène Royal, Kader Arif, proche de Bertrand Delanoë, Benoît Hamon, représentant l’aile gauche du parti et Christophe Caresche du pôle écologique pour défendre les motions sur lesquelles les militants les départageront le 6 novembre.

Ancré à gauche, le maire de Lille, l’une des trois grandes personnalités à briguer le fauteuil de patron du PS, pourrait “capitaliser” sur l’effet de la crise.

- Comment justifiez-vous l’attitude du PS qui s’est abstenu de voter le plan d’urgence de soutien aux banques ?

Martine Aubry : Nous avons été responsables. Nous avons accompagné le président de la République dans ses efforts pour éteindre l’incendie mais nous avons toujours demandé en contrepartie des garanties : l’argent public demandé quand tout va mal doit revenir à l’État quand tout ira mieux. Notre abstention est un cri d’alarme pour dire qu’il ne faut pas rater l’étape suivante, celle du budget 2009. Notre pays est en récession, si Nicolas Sarkozy continue sa politique de restriction des crédits, notamment en ce qui concerne le logement, le pouvoir d’achat, le budget des collectivités locales, s’il persiste et signe, nous allons vers de graves difficultés. L’État a réussi à trouver en quelques jours 360 milliards d’euros pour les banques alors qu’il a du mal à réunir 1,5 milliard pour le RSA !

- Des tensions ont vu le jour au sein du PS à propos de ce vote. Est-ce une fois de plus la bataille des ego ou un dysfonctionnement ?

Martine Aubry : Ces images sont pour moi celles d’un Parti socialiste telle qu’on aimerait plus le voir. Nous aurions dû débattre avant, prendre une décision commune qui aurait été respectée par tous !

- Pensez-vous que la crise change les équilibres au PS et vous donne une nouvelle dynamique ?

Martine Aubry : Je n’ai pas attendu la crise financière pour critiquer le libéralisme. Aujourd’hui, je me sens très à l’aise. Une société qui met en avant la finance sur l’économie va à la catastrophe. C’est un fait que j’ai toujours dénoncé. Dans le texte que je défends en vue du congrès, nous avons largement anticipé cette crise. Nous voulons être les architectes d’un nouveau modèle que nous devons construire et ne nous contentons pas d’être des pompiers. Il faut soigner la maladie et pas seulement les symptômes. Notre motion, comme celle de Benoit Hamon, (ndlr: représentant l’aile gauche du PS) porte une critique fondamentale du modèle libéral et des propositions fortes. Nous, nous avons commencé un rassemblement de militants pour réaffirmer que le Parti socialiste doit être à gauche.

- Certains jugent votre rapprochement avec les fabiusiens comme une alliance contre nature !

Martine Aubry : Ça, c’est le PS d’hier! Il faut que les socialistes jouent collectif. Il faut arriver à surmonter ce qui nous a opposés il y a vingt ans à Rennes, ou au moment du référendum européen et encore au moment de la présidentielle. J’ai le sentiment, aujourd’hui, qu’il y a une dynamique autour d’un PS qui porte haut ses valeurs de gauche. Le monde change, le PS serait-il le seul à ne pas changer ? Je suis fière d’avoir rassemblé des femmes et des hommes qui veulent retrouver la politique et la gauche.

- Un débat, auquel vous êtes favorable, entre les représentants des différentes motions ne va-t-il pas étaler une fois de plus vos rivalités ?

Martine Aubry : Je nous crois capables de débattre de manière sereine. C’est cela qu’attendent les militants.
Quant à la proposition de reporter le congrès, elle est aberrante ! Au moment où la France souffre, les socialistes doivent être à la hauteur ! Où seraient nos valeurs de gauche si les socialistes devez retourner à la maison sans apporter de réponses !

- Si votre motion n’est pas majoritaire, avec qui vous allierez-vous lors du congrès ?

Martine Aubry : Je suis dans la course pour défendre un projet de gauche et c’est un grand bonheur. Je vais à ce congrès pour gagner. À Reims, le PS doit changer pour retrouver le collectif, se rouvrir vers la société, pour être aux couleurs de la France, pour parler tous d’une même voix et pas forcément d’une seule voix.

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AUBRY ET FABIUS EN TOURNEE

Posté par toulouse2008 le 14 octobre 2008

AUBRY ET FABIUS EN TOURNEE dans ACTUALITES conf-de-presse-meeting-maubry-131008-005-300x200CLEON (Seine-Maritime), 13 oct 2008 (AFP) – Martine Aubry et Laurent Fabius ont scellé lundi, sur les terres de l’ancien premier ministre en Haute-Normandie, l’alliance conclue à la fin de l’été en vue du congrès du PS à Reims, lors d’une tournée commune à la tonalité très sociale.

A 11H00, au pôle social de Pont-Audemer (Eure), le marathon commence. Martine Aubry se fait expliquer le bien-fondé du pôle, qui regroupe dans cette localité la plus grande partie des services sociaux.
“C’est un guichet unique, qui permet par exemple à 96% des postulants au RMI de repartir avec un dossier complet en une journée, contre trois mois avant”, assure Jean-Louis Destans le président PS du Conseil général de l’Eure. “Bravo, cela m’impressionne. C’est en général ce qu’on n’arrive pas à faire”, s’enthousiasme la maire de Lille.

11H30, direction le marché. Poignées de mains. Petits signes. Laurent Fabius, qui s’efface volontiers derrière Martine Aubry, est en terrain connu. Il croise une habitante de Grand-Quevilly, la commune de la banlieue de Rouen dont il est premier adjoint, et écoute un commerçant qui se dit harcelé par l’Urssaf.

11H45, rencontre autour d’un verre avec les militants socialistes locaux. La maire de Lille se dit “heureuse” d’être à Pont-Audemer, “une très belle ville qui a une histoire assez proche de celle du Nord, industrielle”.
Elle dénonce “un système où on fait de l’argent sur l’argent, où la redistribution des revenus est aussi inégalitaire, et qui oublie l’économie réelle” et fustige une gauche qui a “souvent oublié ses valeurs collectives”.

12H20, passage de la Seine et halte au local de la CGT à l’usine Renault de Sandouville, en ébullition. A huis-clos, Martine Aubry et Laurent Fabius discutent avec les militants du syndicat, qui viennent de bloquer durant cinq heures le site qui doit perdre 1.000 emplois.

13H10, devant les portes de l’usine pour la sortie du quart du matin : “ce qu’on veut, c’est du boulot”, crie un ouvrier qui refuse de discuter.
Martine Aubry rencontre des femmes qui ont des dizaines d’années de carrière derrière elles et semblent bien fatiguées. “La réponse est dans la pyramide des âges (vieillissante, NDLR) de l’entreprise”, leur dit Martine Aubry, en plaidant en faveur de préretraites pour les plus anciens, et d’actions de formation pour les plus jeunes.

14H00, sandwichs et petits fours à la mairie de Lillebonne, dans la pointe de Pays de Caux. Devant les élus et les militants, Martine Aubry se félicite de l’alliance nouée avec des hommes et des femmes venus des anciens courants Fabius et Strauss-Kahn, qui sont “de gauche” et ont “une vraie vision”, et rejette à plus tard la question du candidat à la présidentielle.

15H45, traversée de la Seine-Maritime et discussion avec l’intersyndicale de l’autre grande usine Renault de la région, celle de Cléon. Les socialistes doivent ici composer avec des syndicalistes très marqués à gauche, qui exigent des réponses sur “les subventions aux entreprises qui font des bénéfices”.

16H30. La journée au “timing” très serré n’est pas finie pour Martine Aubry et Laurent Fabius: il reste aux deux alliés à s’afficher ensemble lors d’une conférence de presse puis d’une réunion publique à Rouen.

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