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  • Damien CAREME

    Damien CAREME

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Mieux vaut tard que jamais

Posté par toulouse2008 le 30 janvier 2010

 

Communiqué de Martine Aubry 

Après la nouvelle indignité dont s’est rendu coupable Georges Frêche, je proposerai au Bureau national du 2 février de demander à Hélène Mandroux, de conduire une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes en Languedoc-Roussillon.
 
L’honneur de la gauche est en cause. Pour la République, pour leur région, devant les Français et devant leur conscience, tous les socialistes, tous les militants et sympathisants de gauche, tous les écologistes en Languedoc-Roussillon doivent construire cette alternative derrière Hélène Mandroux. C’est une femme de convictions et d’engagement, appréciée de ses concitoyens et qui a montré ses compétences à la tête de la mairie
de Montpellier.

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Démission du SF

Posté par toulouse2008 le 30 janvier 2010

Membre de la direction fédérale depuis 2005, je vous informe que j’ai déposé ma démission des instances fédérales depuis jeudi 25 novembre 2009. 

De nombreux militants socialistes, comme moi, ont essayé depuis 2002 de rénover le parti à la fois sur sa ligne politique et son fonctionnement sans pouvoir de fait réussir et organiser le grand parti de gauche pleinement démocratique que nos concitoyens attendent.

Malgré tout le travail commencé par Martine Aubry et  Arnaud Montebourg, de nombreux signes négatifs se multiplient aujourd’hui qui nous condamnent à l’impuissance ou à l’acceptation de dérives intolérables. 

L’exercice de composition de la liste régionale a été un révélateur puissant de nos limites démocratiques et de nos dérives internes provoquant de l’insatisfaction et de la colère légitimes. Le premier fédéral avait théorisé une liste s’appuyant sur de nombreux critères : parité, diversité, respect des motions et des territoires et même renouvellement des élus.

 Au vu du résultat et de la liste votée par le conseil fédéral du 23 novembre plusieurs remarques s’imposent :

 La parité est évidemment respectée  ainsi que le poids de chaque motion même s’il y aurait beaucoup à dire, 

Les territoires sont fortement déséquilibrés entre sur représentation et sous représentation flagrante, 

La diversité, certes améliorée, sera loin des objectifs attendus, 30% des élus (notamment sur les hommes), Le renouvellement sera très partiel, avec il faut le dire la République des sortants (les hommes) et la République des sorties (les femmes) alors que de nombreuses élues de 2004 n’avaient pas démérité et effectuaient leur premier mandat, 

L’absence de réflexion sur le cumul des mandats notamment des parlementaires est problématique alors même que nous venons de voter très largement la consultation militante  sur ce point. Le premier fédéral a pris ses responsabilités et a décidé unilatéralement de proposer cette liste au conseil fédéral. Faut-il rappeler que la commission électorale, dont je faisais partie, n’a pas fait, comme le prétend Gilles Pargneaux, de proposition unanime ? Une simple et bonne raison : la commission n’a pas voté cette proposition puisque plusieurs de ses membres  étaient prêts à voter contre ou à s’abstenir ! Faut-il rappeler que le vote à mains levées organisé opportunément lors du Conseil fédéral s’apparente à une farce démocratique et que le résultat final aurait été très différent si le vote secret avait eu lieu, comme le prévoit la circulaire nationale ? 

Quel décalage offrons-nous entre l’ambition de nos discours sur la démocratie et la manière dont nous menons réellement les débats au quotidien, notamment dans cette fédération ! La  rénovation est en marche : elle sera longue et difficile ! C’est une évidence. 

 Pour toutes ces raisons, je saisis aujourd’hui la direction nationale pour invalider la proposition de liste de la fédération du Nord au regard de deux motifs :  

L’absence de vote de la commission électorale qui n’a pas statué

Le non- respect du vote à bulletins secrets alors que des militants le réclamaient dans la salle en présence de martine AubryJe réclame enfin la démission de Gilles Pargneaux qui ne peut plus en l’état continuer à diriger notre fédération, frappé d’illégitimité au vu de ses errements. 

Olivier Caremelle 

Membre du Conseil fédéral 

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Intervention de M.Aubry au CN

Posté par toulouse2008 le 10 juin 2009

Le 10 juin 2009 Conseil national du 9 juin 2009 Intervention de Martine AUBRY

Chers Camarades, Notre Parti a subi dimanche une importante défaite électorale. Nous devons en comprendre les causes et en tirer toutes les conséquences. Je veux tout d’abord remercier tous les militants qui n’ont jamais baissé les bras dans une campagne qui n’était pas facile. Je veux aussi féliciter nos camarades qui ont été élus dimanche . Ils sont moins nombreux que lors du mandat précédent. Alors je leur dis, je leur demande : battez-vous deux fois plus. Défendez au parlement les idées et les propositions que nous avons portées. Soyez à la hauteur des espérances que nos électeurs ont placées en nous. Soyez à l’écoute du peuple silencieux de dimanche dernier qui a aussi besoin de nous. Je veux aussi penser à ceux qui n’ont pas été élus dimanche. Ils ont bien sûr tout mon soutien et mon amitié même si cela je le sais ne les consolera pas. *

 Oui, chers camarades, je le disais, nous avons le devoir de regarder en face la signification des résultats du scrutin de dimanche . Nous devons le faire avec lucidité et sang froid . Rien ne servirait de minimiser l’ampleur de notre défaite en se référant à d’autres périodes plus douloureuses de notre histoire. Rien ne servirait d’en relativiser l’importance . Bien sûr, la roue tourne, on le sait, l’UMP a perdu les élections européennes de 1999 et 2004, cela ne l’a pas empêchée d’être victorieuse en 2002 et 2007. Mais pour cela, il faut savoir rebondir. Non, rien ne servirait de chercher ailleurs qu’en nous-mêmes . Bien sûr des événements particulier on joué : la crise a disparu des écrans de TV la semaine dernière, on a parlé crash de l’Airbus A330 , on a parlé Obama , on a parlé du film Home – nous traversons une crise profonde. Oui, nous avons un devoir d’analyser les vraies raisons de l’échec -mais je crois que nous les connaissons, nous les devinions, nous les vivions- et de réagir immédiatement pour entraîner un sursaut collectif . *

1) Crise de la construction européenne, tout d’abord. Dimanche, les français se sont massivement abstenus. Moins de 15% ont voté pour la liste arrivée en tête. 26 millions de Français ne se sont pas rendus aux urnes. Et l’analyse des causes de l’abstention est éclairante : les deux tiers des Français des abstentionnistes ont pensé que leur vote ne servirait à rien (31% ont pensé que leur vote n’aurait pas d’impact sur leur vie quotidienne, 20% sur la France, 14% sur l’Europe). Les Français se sont détournés de l’Europe. Chacun doit en assumer sa part de responsabilité : – responsabilité collective des politiques tous bords confondus, qui n’ont pas su montrer la force du message européen, de l’idéal qu’il représente et cela depuis des années ; – responsabilité de la droite qui a porté le libéralisme en Europe avec les conséquences que l’on connaît : dérégulation, financiarisation qui installe la loi du plus fort et le développement des injustices, associés à une très grande inefficacité économique. L’Europe éloigne les peuples quand elle s’éloigne des peuples. Et puis, nous sommes face à une droite démagogique, qui n’hésite pas à tenir un discours opposé à ses actes. Contrairement à Angela Merkel, Silvio Berlusconi, et David Cameron, Nicolas Sarkozy camoufle ses intentions et cache le projet commun qu’il partage avec le PPE. Alors que la poursuite de la libéralisation, c’est-à-dire de la privatisation des services publics est en première ligne de ses projets, avec la flexibilisation accrue du marché du travail, il a l’indécence de nous parler de « l’Europe qui protège ». Nous sommes aussi face à une droite populiste, qui n’hésité pas à jouer sur la corde de la xénophobie pour détourner le scrutin de ses vrais enjeux. Nous sommes face à une droite dure qui n’hésite pas à utiliser tous les moyens possibles pour arriver à ses fins, y compris le contrôle des médias et l’abaissement des contre-pouvoirs. Tout cela, on peut le regretter, mais cela ne servirait à rien. Nous devons le combattre, mais aussi parvenir à nous faire entendre malgré cela, et à faire comprendre à nos concitoyens les vrais enjeux et les vrais choix qui s’offrent à eux. *

2) Crise de la sociale démocratie, ensuite. Oui, tout cela est réel et a eu de lourdes conséquences. Mais levons-le nez du guidon aussi, chers camarades. La défaite de dimanche, ce n’est pas seulement la nôtre, c’est celle de la sociale démocratie toute entière. Avec 160 députés, notre groupe au Parlement européen a perdu 55 députés et se retrouve désormais très loin derrière le PPE. Les socialistes et les sociaux démocrates sont en recul partout. Ce recul touche autant les sociaux démocrates que les socialistes, les partis dans l’opposition comme ceux au gouvernement : • au Royaume-Uni, le labour recule de neuf points par rapport aux dernières élections. • en Allemagne, le SPD obtient son plus mauvais résultat à une élection depuis la seconde guerre mondiale. • en Espagne, le PSOE de Jose Luis Zapatero est largement distancé par le Parti populaire de Mario Rajoy. • Même chose en Italie, en Pologne, au Portugal, en Bulgarie, en Slovénie, à Chypre. • Aux Pays-Bas, en Autriche, en Finlande et en Hongrie, on assiste en outre à une forte poussée de l’extrême droite. Cela ne minimise pas l’ampleur des résultats français, mais cela les inscrit dans un mouvement d’ensemble. Le monde et l’Europe connaissent une crise économique majeure, qui traduit la faillite du système économique libéral, système défendu par la droite conservatrice et libérale. Et pourtant, faute d’expression de ceux qui souffrent de cette crise, la droite sort confirmée voire confortée, même si en France le total des voix de droite arrive derrière le total des voix de gauche. Nous sommes tous responsables, mais ceux qui ont égaré la sociale démocratie en faiblissant sur nos valeurs ont brouillé le message. Disons-le aussi, nous n’avons pas fait l’effort intellectuel et politique nécessaire pour apporter les réponses d’aujourd’hui à la nouvelle situation du monde. J’y reviendrai. *

 3) Crise de notre Parti, enfin Et notre Parti, et cela ne date pas d’hier, n’a pas renouvelé ses pratiques et ses comportements ce qui le rend non crédible et inaudible pour le plus grand nombre. Je veux le dire franchement, il faut aller jusqu’au bout et comprendre pourquoi les français n’ont pas envie de nous soutenir. C’est une question d’image, d’affichage de nos divisions, mais pas seulement. Ce sont nos pratiques internes, notre fonctionnement, qui sont en cause aujourd’hui comme hier déjà. Nous sommes tournés vers nous-mêmes, arc-boutés sur nos positions, nous avons perdu l’envie de travailler ensemble, et ce qui apparait nationalement est aussi là de la même manière sur le plan local. On pourrait disserter ce soir pendant des heures sur notre campagne. Chacun s’est d’ailleurs exprimé, y compris pendant la campagne, sur des terrains souvent opposés. A-t-on trop dénoncé ou pas assez, a-t-on été trop européens ou pas assez, ou trop tardivement ? Ces débats nous les aurons, mais soyons sûrs d’une chose, c’est aujourd’hui l’émetteur qui est en cause. Si nous ne sommes pas capables d’accepter cette réalité dure, nous continuerons une lente désagrégation qui nous emportera tous. Oui, ce débat nous l’aurons. Mais je crois sincèrement que nous n’avons pas le temps aujourd’hui de nous diviser sur des querelles secondaires. Nous avons l’obligation d’aller ensemble à l’essentiel. * Notre prochain rendez-vous, c’est celui des régionales. Je le dis simplement, si certains ont l’intention de se replier sur leur terrain, en espérant ainsi se démarquer de notre Parti, ils se trompent. Certes, tel ou tel pourra sauver son siège au regard de ce qu’il a apporté à la population, mais soyons en sûrs, à moyen terme, tout cela ne sera que vain, si notre Parti n’est pas à la hauteur des enjeux. Aussi, c’est à une profonde refondation de notre parti que j’appelle, refondation des idées, refondation à gauche, mais aussi profonde refondation de nos pratiques, de nos démarches personnelles et collectives. Ce sont trois refondations qui doivent répondre aux trois crises que je viens de rappeler. Oui, je vous le dis, chers camarades, nous ne sortirons pas de cette situation par quelques replâtrages, par je ne sais quel recentrage ou réorientation ou par quelques artifices de communication. La ligne politique a été définie par les militants lors de notre Congrès, elle doit être suivie. *** Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, je vous le dis très solennellement, c’est d’un véritable sursaut de nature à refonder profondément notre Parti. C’est un état d’esprit. C’est une conviction profonde. Je vous ferai ce soir quelques propositions, nous en débattrons dans les jours qui viennent.

1) La refondation de nos idées Je l’ai dit, la crise de la sociale démocratie européenne appelle avant tout une refondation de nos réponses. Nous avons pris du retard sur la réflexion stratégique et programmatique. Ce ne sont pas nos valeurs qui sont en cause. Elles n’ont jamais été d’autant d’actualité. Je reste convaincue que les Français, comme les Européens, préfèrent porter un modèle qui les grandit, un modèle qui les unit de manière ouverte et fraternelle plutôt qu’un modèle qui les divise et les replie sur eux-mêmes. Paradoxalement, la crise nous aide à nous retrouver sur une ligne politique. Nous ne voulons pas d’une société du court terme et de l’argent roi ; nous voulons une société portée par d’autres valeurs et qui prépare l’avenir. Nous ne voulons pas d’une société de la loi du plus fort et de la débrouille ; nous voulons d’une société qui retrouve sa force dans ce que les hommes et les femmes ont de commun, et dans l’empathie pour les autres. La vraie question, me semble-t-il, est d’inventer les réponses d’aujourd’hui à la crise de nos sociétés, réponses que nous sommes d’ailleurs capables de porter souvent dans nos collectivités locales, mais que nous n’arrivons pas à porter dans un projet collectif. En d’autres termes, c’est en portant haut les valeurs qui sont les nôtres que nous trouverons l’issue, mais en étant capables de les revisiter. De les revisiter à l’aune des changements profonds de notre société. De les revisiter à l’aune de la volonté de chaque individu d’être pris en compte dans ce qu’il est, dans ses aspirations, mais aussi de notre capacité à construire un collectif dans lequel il se retrouve. Mais aussi en trouvant les réponses d’aujourd’hui, qui articulent l’économique et le social, les libertés et les sécurités, la maîtrise du présent et la préparation de l’avenir. Voilà, l’enjeu de cette refondation des idées. Mais, je vous le dis, si nous voulons construire un nouveau projet de société dans lequel les français se retrouvent, nous avons le devoir d’innover dans la manière de le penser. L’attente est là. La volonté est présente. Nous devons être à ce rendez-vous, qui réclame un puissant effort collectif d’imagination politique, et un changement radical de méthode. On n’élabore pas, on n’écrit plus un projet dans le huit-clos d’un parti, en circuit fermé. Bâtir un projet de société, c’est mettre en débat les questions qui se posent à nous . C’est le faire bien sûr avec notre cœur, avec la mémoire de nos luttes sociales, féministes, écologistes et avec la sincérité de nos valeurs de socialistes, à l’écoute de ce que nous disent les français. Pour notre parti, il y a urgence et obligation à entendre ce qui vient de toutes parts, non pas depuis hier, mais depuis trop longtemps. Les Français veulent être écoutés, et ils considèrent que les grands partis ne les écoutent plus. Les Français attendent du Parti socialiste un projet crédible, inscrit dans les valeurs de la gauche et adapté aux temps nouveaux. Ils sont lucides sur la panne que connait la France, mais ils ne nous font pas encore confiance pour conduire l’alternance. Les attentes des français…. C’est pourquoi nous écrirons ce projet de société en donnant à chaque étape la parole aux Français . Nous en débattrons, étape après étape, avec vous et avec eux et avec les intellectuels, les hommes et les femmes engagées dans la société qui nous ont rejoints notamment dans le Laboratoire des idées. J’en suis convaincue, c’est par un dialogue fécond entre les Français qui disent leurs difficultés et leurs attentes, les experts qui sont là pour les analyser et tracer chacun dans leur domaine les chemins du possible, et les politiques que nous réussirons. Nous nous sommes déjà mis au travail en ce sens depuis plusieurs mois. Avec la création et la mise en route du Laboratoire des idées. Un premier travail a été fait également auprès des français pour mettre en exergue non pas leurs attentes à court terme, mais leurs aspirations les plus fondamentales à partir desquels nous devons je le crois déterminer les modes d’entrée, innovants, dans notre projet. Nous en débattrons le 7 juillet avec l’ensemble des membres du Bureau et du Secrétariat National. Mais surtout, après ce cadre de juillet, je veux que nous engagions une démarche hors-les-murs de Solférino, innovante, enthousiaste et féconde . Nous irons, dans chaque fédération, avec les militants, et je le souhaite, ceux des autres partis de gauche, à la rencontre des Français. Nous devons nous démultiplier. Je proposerai à une vingtaine de parlementaires, mais aussi à des maires, des adjoints et vice présidents d’exécutifs locaux, de devenir les ambassadeurs du projet . A chacune de ces étapes, notre projet s’enrichira des propositions des Français, s’approfondira par le dialogue avec des citoyens volontaires. Il se nourrira de l’expérience vécue et réussie des « innovateurs du quotidien », qui transforment notre société là où ils sont, dans des associations et des entreprises, des hôpitaux ou des écoles. Nous devrons aussi donner la possibilité aux Français qui le souhaitent de devenir à leur tour des ambassadeurs de ce projet. Ainsi, sur tout le territoire, nous nous déploierons, démultipliant cette démarche, irrigant le pays et le Parti.

* * 2) La refondation de la gauche Aujourd’hui, faces aux grandes questions auxquelles nous avons à répondre, il faut une nouvelle démarche de rassemblement à gauche . Rassemblement des Partis politiques de gauche, mais aussi rassemblement de ceux qui, portant des valeurs démocrates et d’humanisme, je le sais, aspirent à nous retrouver. Car je vous le dis, il n’y aura pas de victoire à gauche sans une gauche solidaire et unie. Ce scrutin est là pour nous le rappeler, une fois de plus malheureusement. Le total des voix de gauche est comparable à celui de 2004, mais nous avons un quart de sièges en moins. L’appel au vote efficace est nécessaire, nous l’avons fait, mais peu efficace, si je puis dire. En 2004, c’est le traumatisme du 21 avril 2002, encore tout proche, qui était venu à notre secours. Mais cela ne s’est jamais reproduit, ni à l’élection présidentielle, ni aux législatives qui ont suivi, pas plus qu’aux municipales de 2008. Alors, oui, tantôt c’est la gauche radicale qui fait un bon score ; en 1994, c’était le PRG avec Bernard Tapie ; puis les socialistes qui « prennent leur revanche » comme en 2004. Dimanche, c’est la personnalité de Daniel Cohn-Bendit qui a séduit une partie de notre électorat par son image d’européen convaincu et de combattant de l’écologie. Et je dirai que cette fois-ci au moins, c’est une cause juste, cause que nous avons fait nôtre depuis quelques années. Mais, pendant que nous nous mesurons entre nous, c’est malheureusement la droite qui rit et qui prospère et c’est le libéralisme qui prospère. Et je veux le dire à Dany, avec toute la sympathie qui est la nôtre pour lui et pour les hommes et les femmes qui composent son attelage et je sais qu’il le sait : ne rêvons pas, soyons réalistes, le 7 juin n’est pas le D-Day de l’écologie pas plus que juin 2004 n’a été le D-Day du socialisme. L’écologie, sans la gauche, restera une belle idée sans réalité. L’écologie et le social iront de pair dans une gauche unie ou ne seront pas. La gauche sera unie ou ne sera pas, qui peut aujourd’hui en douter ? C’est la raison pour laquelle, je veux dès demain –j’ai déjà pris des contacts hier et aujourd’hui-, engager des discussions avec tous ceux qui à gauche, sans exclusive, veulent porter un autre modèle de société pour la France, battre Sarkozy en 2012 et gouverner ensemble ensuite. Je vous en demande le mandat ce soir. Et je le dis clairement, il ne s’agit pas de retomber à nouveau dans les accords d’appareils que nous concoctons habituellement à la veille des élections. Nous devons bâtir une Maison commune fondée sur : • un projet commun ; • et une stratégie de candidatures la plus efficace possible pour porter ces idées au pouvoir, partout où nous le pouvons. Je le dis dès maintenant aux partis de gauche : nous voulons rentrer dans cette démarche sans préalable, sans a priori et sans volonté hégémonique. La réussite nécessite que chacun trouve sa place, que nous soyons capables d’être ouverts aux idées des autres et que nous fassions ce travail avec les Français. C’est dans cette démarche d’ouverture aux Français de nos Partis pour préparer le projet, et de rassemblement à gauche, que doit être portée la réflexion sur les primaires pour le choix de notre candidat à à l’élection présidentielle de 2012 . Ce sujet ne peut être traité à la légère comme un gadget pour masquer nos insuffisances. Il doit être réfléchi et pensé dans une démarche politique et collective. J’ai la conviction profonde que seule cette démarche de rassemblement à gauche peut nous permettre le succès lors des régionales de 2010, des cantonales et sénatoriales de 2011, et les élections présidentielles de 2012. * La refondation la gauche chez nous, mais aussi au niveau mondial, en commençant par l’Europe. A l’échec de la sociale démocratie en Europe, doit répondre une ambition renouvelée du Parti Socialiste Européen. Nos députés européens vont avoir à se prononcer dans les jours qui viennent sur différentes désignations importantes et notamment le Président du Parlement et le Président de la Commission européenne. J’irai voir demain Nicolas SARKOZY pour lui faire part en votre nom de nos positions sur le Conseil européen des 18 et 19 juin. Je vous propose de refuser tout accord technique avec le PPE . Nous devons porter nos propres candidatures et assumer d’être clairement dans l’opposition. Nous apporterons par ailleurs tout notre soutien à Poul Rasmussen pour qu’il se succède à lui-même à la tête du PSE. Par ailleurs, nous devons aussi renforcer notre présence au sein de la famille progressiste. L’arrivée d’OBAMA à la tête des Etats-Unis est une chance historique pour construire une force politique internationale à l’image de celle que constitue de plus en plus le PSE au niveau européen. Oui, nous devons aussi renforcer notre présence à l’international pour faire exister réellement une alliance du socialisme et des forces progressistes. Je vous propose de nommer Ségolène Royal comme représentante du Parti Socialiste à l’Internationale Socialiste . Nous devons à la fois nous alimenter de la pratique de nos Partis frères mais aussi porter notre propre message.

** * 3- Troisième refondation nécessaire, celle de notre Parti Ne nous racontons pas d’histoires. Nous donnons l’impression et c’est parfois une réalité, de ne plus être heureux de vivre et travailler ensemble. De nous situer en concurrence et non en complémentarité. L’unité, ce n’est pas penser tous pareil ; c’est avoir le courage de porter à l’interne les débats nécessaires puis de défendre collectivement nos positions. Y compris pendant cette campagne difficile, les petites phrases assassines n’ont pas manqué. J’ai la conviction qu’elles ne servent ni celui qui les exprime – sauf peut être dans une satisfaction immédiate de communication – ni notre Parti. Je souhaite ce soir et dans les jours qui viennent que le mode de gouvernance que nous allons mettre en place nous assure une solidarité totale et une réaction immédiate en cas de non respect de nos règles communes. Nous n’avons pas le droit d’abimer ainsi notre Parti. Chacun doit se demander ce qu’il doit lui apporter et non pas ce que le Parti lui doit. Cet état d’esprit doit exister en permanence et notamment au moment du choix de nos candidats. Le : « pourquoi pas moi ? » et non pas « qui est le meilleur pour faire gagner le Parti » se généralise. Je vous appelle ce soir à des changements profonds de nos comportements mais aussi de nos règles internes. Nous avons un secrétariat national, nous avons un bureau national. Ces instances doivent remplir pleinement leur rôle. Chaque secrétaire national doit porter la réflexion, être réactif par rapport à l’actualité et en contact avec la société. Maintenant que l’ensemble des sensibilités est représenté au Secrétariat National, le Bureau National doit redevenir l’instance du débat politique où nous forgeons notre réflexion et nos décisions communes. J’y veillerai absolument. Face à l’ampleur de la tâche qui est devant nous, il nous faut à la fois serrer les coudes, amplifier le mouvement de refondation et être à la hauteur des attentes sur le projet. C’est la raison pour laquelle il nous faut changer notre mode de gouvernance. Un Parti est un lieu de débat. Ces débats doivent avoir lieu en son sein et les positions prises défendues par tous. Nous devons constituer une équipe collective resserrée qui travaillera avec l’ensemble des secrétaires nationaux et dont les membres accepteront d’être coresponsables des chantiers de la refondation et de les mener ensemble. Dans le contexte actuel, il est hautement souhaitable que tous les talents politiques soient présents dans nos instances de gouvernance. J’ai rencontré beaucoup de camarades ces dernières heures. Je continuerai dans les jours qui viennent pour annoncer le plus tôt possible ce nouveau dispositif. Mes camarades, il s’agit d’une nouvelle étape. Non pas d’un rassemblement factice ou d’une unité de façade. Il s’agit pour chacun de prendre la responsabilité de mettre sa force politique, son imagination, ses propositions au service de tous. Nous devons enfin : – inventer de nouvelles formes de militance. Cela est majeur si nous voulons nous ouvrir sur la société car aujourd’hui aucun projet, aucun programme ne peut être défini en vase clos. – faire émerger la génération qui demain nous remplacera en veillant au respect des objectifs fondamentaux de diversité, de parité, d’égalité des chances pour faire un Parti qui ressemble à ceux qu’il veut représenter. Nous créerons, pour régénérer les cadres de notre Parti, une université permanente qui aura pour mission de détecter, former et préparer ses militants aux responsabilités dans notre Parti et leur accès aux mandats électifs. Nous devrons aussi réformer les modes de désignation de nos candidats et plus généralement moderniser nos statuts. – nous devons utiliser les nouvelles technologies pour avoir un meilleur dialogue avec les militants comme avec les Français et ces nouveaux outils seront utiles à notre vie interne comme à notre démarche. Je crois nécessaire aussi que les grandes figures de notre Parti soient de nouveau en capacité de dialoguer entre eux et de retrouver le goût du débat politique, la convivialité des échanges et pourquoi pas l’enthousiasme de faire renaître notre Parti. Je leur proposerai de nous réunir à intervalle régulier. *** Avant de conclure, je vous propose d’inscrire notre feuille de route dans un calendrier que je vous soumets ce soir à grands traits . • annonce de la nouvelle gouvernance dans les prochains jours, • dans les jours qui viennent, engagement des discussions avec l’ensemble de la gauche, • fin août, la Rochelle sera le premier élément du lancement de notre projet. Nous avons une université d’été conçue ouvert sur la société et les autres partis de gauche, • dès le lendemain, lancement du tour de France du projet, • avant la fin de l’année, les Assises, les Forums, Etats Généraux et les Conventions déjà envisagées sur la culture, l’éducation, la sécurité seront réunis et se tiendra la grande convention sur le nouveau modèle de développement social, économique et écologique. Nous avons six mois pour changer de cap. S’agissant des élections régionales, nous devons commencer aujourd’hui , je réunirai très vite les Présidents de Région sortants pour réfléchir avec eux aux projets pour les régionales, au calendrier et à la meilleure façon d’ouvrir nos listes, de les renouveler et de les diversifier. *** Notre responsabilité est forte. Je pèse mes mots. Des décisions que nous allons prendre dans les heures qui viennent, de notre engagement collectif dans la voie que j’ai tracée ce soir dans les semaines et les mois qui suivront, dépendra notre réussite ou notre échec . Nous pouvons rebondir. Il ne tient qu’à nous de le vouloir. Nous pouvons à nouveau incarner l’espoir. Il ne tient qu’à nous de nous tourner à nouveau sur la société, de nous rassembler, de nous unir à gauche, de nous mobiliser, de nous rénover dans nos idées comme dans nos pratiques. Ma détermination est totale. Ma combativité aussi. Parce que vous êtes là. En allant vers les autres partis et en refondant nos idées sans changer nos valeurs nous serons digne de ce qu’attendent les Français.

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Sur la route

Posté par toulouse2008 le 8 juin 2009

Cher(e)s camaradesn

Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous avons pris nos responsabilités dans la majorité fédérale, excercice nouveau pour un certain nombre d’entre nous puisque nous étions, depuis le congrés de Dijon, dans la minorité agissante.

Nous sommes maintenant, mais c’était déjà le cas pendant le congrés, au coeur de cette majorité ayant soutenu préventivement dans le Nord la démarche initiée par Martine, celle de la réconciliation avec le travail politique et d’un volontarisme hier oublié.

Les premiers mois d’action et de travail nous semblent procéder de ces 2 axes : le parti socialiste, s’il n’a pas réponse à tout, a repris pieds, est retourné au contact dans les manifestations et collectifs alors que nos députés font feu de tout bois.

La derniére séquence politique notamment montre tout notre potentiel avec une opposition résolue, dépôt de la motion de censure et contre plan de relance qui crédibilisent nos choix : s’opposer et proposer une alternative. Nous avons éviter le pire, celui d’un plan irréaliste et dogmatique, préférant judicieusement tabler sur un effort net mais soutenu: 50 milliards d’euros au service de la relance par l’investisemment et la consommation.

Certes, le chemin est encore long et  les élections européennes seront un trés bon test pour mesurer la part de confiance que les français vont nous accorder. La fiévre est retombée mais notre parti reste, chacun le sait, fragile.

Martine trace notre route, les derniers choix ont fait, comme toujours, des mécontents mais nous avons maintenant nos candidats aux européennes alors que les partisans de Ségoléne Royal sont entrés dans le jeu.

Sur ces 2 points, il nous faudra par la suite être vigileant. Les nouvelles régles proposées par Arnaud sur la désignation pour les européennnes devront servir de base pour les prochaines désignations afin de le parti aille enfin vers la limitation des mandats. C’est un objectif potentiellement atteignable aujourd’hui car le parti, ses militants et même une partie de ses élus sont prêts à franchir ce cap. Cela nous permettra de marcher sur 2 pieds : parité et non cumul.

Pour les « Royalistes », la main a été tendue mais les propos, les comportements de quelques uns laissent à penser que leur intégration pourrait être difficile…. Nous n’avons certes pas de lecons à donner mais, longtemps minoritaires dans le Nord,nous avons toujours été exemplaires et respectueux du parti lorsque la régle commune était posée.

Au coeur de cette majorité, Damien et moi même participons au secrétariat fédéral dans cet état d’esprit: disponible pour la fédération et le parti considérant que les enjeux nous dépassent et de loin.

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La rénovation au travail

Posté par toulouse2008 le 2 mai 2009

La rénovation au travail dans ACTUALITES pdf lettre4.pdf

Ci dessous la note de Paul Allies sur les perspectives  de la rénovation du parti. Les temps sont enfin mûrs pour que nous avancions sereinement et efficacement sur cette rénovation attendue depuis 2002. S’il est réconfortant d’avoir eu le sentiment d’être à l’avant garde du parti sur ces questions, la frustration reste grande par rapport aux occasions ratées notamment pendant le dernier mandat national. Enfin, nous y sommes…presque.    

A lire , sans modération.

La presse de ces dernières semaines s’en est fait largement l’écho : à la demande de Martine Aubry, Arnaud Montebourg s’est rendu à Washington les 8 et 9 mars dernier à un séminaire de travail organisé par les dirigeants des équipes de Barack Obama.

 Il a en rapporté un rapport de mission qui a été publié ici même (dans Les Notes de la Rénovation). Il en ressort qu’il ne s’agit pas de transplanter un dispositif adapté à un Etat fédéral mais d’inventer un processus tenant compte des traditions du socialisme français. Ces traditions sont celles d’un mouvement qui fut parmi les plus précoces d’Europe à affronter le suffrage universel après 1848, même quand il ne souhaitait pas gagner les élections.

Après sa création en 1905, la SFIO est peu à peu devenu une machine électorale apte à élargir son influence locale. Au congrès d’Epinay en 1971, le nouveau Parti socialiste s’apprêtait à affronter une élection présidentielle entièrement contraire à ses convictions. François Mitterrand démontra en 1981 qu’il était possible de la gagner.

Il le fit à partir de ce diagnostic qu’on a eu tendance à oublier depuis : « Il était de règle à la SFIO, de mesurer l’importance d’une fédération au nombre de ses adhérents plus qu’à son audience populaire. Jusqu’à un certain point, cette pratique était raisonnable. Au-delà de ce point, la machine devenait folle.

 Quand il n’y a plus de relation directe entre le nombre des adhérents d’un parti et le nombre de citoyens qui font confiance à ce parti, une situation artificielle et dangereuse se développe. A la longue, rien de moins démocratique qu’une organisation politique dont les militants font leur chose en oubliant que la démocratie est la chose de tous les citoyens.

Le parti a pour vocation d’animer, d’éduquer, d’informer les masses, non de se substituer à elles »  (« Ma part de Vérité »,1969, p.226). N’est-ce pas ce qui s’est reconstitué depuis ? Tout s’est passé comme si le Parti socialiste étendait toujours plus sa toile sur les pouvoirs locaux périphériques pour ne plus savoir conquérir le pouvoir central faute d’audace démocratique. C’est cela qu’il faut changer.

Dans cette longue histoire, 250.000 adhérents en moyenne exerçaient un droit relatif de choix de leur leader. Mais ce qui paraissait comme adapté à un régime d’assemblée ne l’est plus dans un contexte dominé par une contradiction : la focalisation de la vie des partis sur une «mère des batailles » réservée à quelques-uns ; l’envie d’un nombre grandissant de citoyens d’y participer. En 2006, les primaires fermées organisée par le PS ont suscité un intérêt qui a surpris jusqu’à la droite la plus bonapartiste.


L’ouverture aux « adhérents à 20 euros » a symbolisé une volonté de résoudre la contradiction en question. Elle était un premier pas vers la subversion du système partisan des gauches : celui-ci entretient sa propre division et ce jusqu’au cœur de chacune de ses composantes, comme l’est le parti socialiste aujourd’hui ; il la coupe de ses sympathisants seulement conviés à des fins acclamatoires ; il confine chacun de ses partis dans un statut d’avant-gardes éclairées.
Tout se passe comme si la troisième révolution  technologique attendait toujours sa révolution démocratique. La société de l’information ne vaut pas en effet que pour le monde de l’économie et de la production ; elle enfante des citoyens qui ont toujours plus de moyens et de désirs de participer à la vie politique. Si celle-ci ne se résume évidemment pas à l’élection présidentielle ni à sa complexe préparation, elle est devenue un moment de politisation grandissante.Il s’agit donc de faire que les socialistes renversent la perspective qui est restée jusqu’ici la leur : ne plus s’en tenir à une politique de l’offre (d’un projet, d’un ou d’une candidate, d’une campagne verticale) mais s’ouvrir à la demande de sympathisants mais aussi de laissés pour compte, d’associations organisées mais aussi de réseaux sociaux.  C’est en réussissant cette conversion que les démocrates ont assuré notamment le succès d’Obama.

En France cela suppose l’invention d’un nouveau monde et pas seulement d’une procédure : un nouveau rôle des militants du parti dans la mobilisation de millions de sympathisants ; un nouveau processus de définition d’un projet ; un nouveau mode de sélection pluraliste des candidats ; une nouvelle dynamique de convergence des personnalités et des intérêts.


La réussite d’une telle entreprise changera durablement la nature du Parti socialiste en le liant organiquement à la société, durablement pour peu que son projet, ses valeurs, son fonctionnement lui correspondent.

C’est pour ces raisons que la définition de ces primaires ouvertes à la française est l’affaire du Secrétariat à la Rénovation. On lira ci-après le calendrier des réunions de travail de  sa commission. Celle-ci réunit toutes les sensibilités du parti sans aucune exception.

Ses premiers travaux sont fertiles et encourageants. Ils devraient permettre de déboucher sur un rapport d’ici l’été, marquant les convergences comme les points de désaccord. Ce texte sera alors versé aux débats de la convention nationale de la rénovation annoncée par Martine Aubry comme devant se tenir avant la fin de l’année.

Bien évidemment, cette démarche ne règlera pas tous les problèmes ; en particulier celui de la contradiction entre une adaptation de la gauche à l’élection du président de la République au suffrage universel direct et la présidentialisation du régime que celle-ci encourage.

L’engagement de la gauche et de son candidat en faveur d’un  parlementarisme majoritaire et donc d’une 6° République reste un sujet d’une brûlante actualité.

Mais la voie de passage est étroite : c’est celle de la réconciliation d’un parti avec le peuple de gauche dans la première manche de la reconquête du pouvoir.

Paul Allies
Secrétaire national adjoint
chargé de la Rénovation

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Comment lutter contre les paradis fiscaux?

Posté par toulouse2008 le 29 avril 2009

Il y a sept ans, Vincent Peillon et moi-même avions créé et dirigé une commission d’enquête à l’Assemblée nationale, chargée de mesurer et de faire cesser la nocivité économique, financière et judiciaire des paradis fiscaux en Europe. Nous étions allés enquêter sur place, à Monaco, au Liechtenstein, à Jersey, à Gibraltar, sur l’île de Man, dans les cantons suisses, au Luxembourg, en Autriche et à la City de Londres, et avions dressé un état des lieux accablant que beaucoup semblent aujourd’hui découvrir depuis l’explosion du système financier. Il y a sept ans, les incidents avec les gouvernements de ces Etats s’étaient multipliés parce que nous montrions du doigt les pratiques de ces territoires qui vivent de la dérégulation et prospèrent sur l’argent sale ou illégalement dissimulé. Les paradis fiscaux incitent au pillage fiscal systématique des économies voisines et organisent la protection judiciaire de ceux qui fuient le respect des lois. Nous n’avions reçu à l’époque que des insultes des gouvernements de ces Etats prédateurs, et avions dû affronter les réflexes conservateurs de leurs nombreux alliés dans les grands Etats protecteurs. Je puis ainsi attester que, pendant nos travaux, la droite appuyait idéologiquement les paradis fiscaux en attaquant nos stratégies agressives. La gauche, bien que parfois hésitante, fit heureusement voter un texte permettant la mise sous embargo de toutes les transactions financières à destination et en provenance des paradis fiscaux. Cette loi du 15 mai 2001 dite  » nouvelles régulations économiques  » n’a jamais servi, enterrée par la droite qui gouverne la France depuis sept ans. L’OCDE prit l’affaire en main en créant sa fameuse liste noire, dix ans avant le G20 d’avril ! Ce dispositif n’a servi à rien, car aucune sanction n’a été prise sur le fondement de la liste noire par aucun Etat. Pire, les paradis fiscaux ont réussi avec le temps à sortir un par un de cette liste inutile et factice. Pendant ce temps, l’Union européenne des gouvernements libéraux incarnée par José Manuel Barroso a pris tout au contraire des mesures concrètes pour conforter les paradis fiscaux. En confiant d’abord la présidence des gouvernements de la zone euro à un paradis fiscal, le Luxembourg. En acceptant et légalisant le pillage fiscal par les paradis fiscaux que représente la directive épargne, laquelle autorise le prélèvement à la source forfaitaire en contrepartie du maintien encouragé du secret bancaire. Lorsque éclata en 2007 l’affaire de l’exil fiscal de Johnny Hallyday en Suisse, Nicolas Sarkozy lui-même prodigua au chanteur ses encouragements publics, pendant que nous étions quelques-uns – trop rares – à dénoncer les pratiques prédatrices de la Confédération helvétique. Chacun sait, le gouvernement français le premier, que la plupart des sièges sociaux, centres de profits des grandes entreprises transnationales ayant leur activité en Europe (Hewlett-Packard, Gillette, Procter & Gamble, Ralph Lauren, Colgate Palmolive, Pfizer, Cisco, General Motors, Amgen, Biogen, Philip Morris, Medtronic, Iridian Technologies, entre autres), sont allés s’installer dans les zones à très basse pression fiscale de la Confédération helvétique, notamment. Ce sont des milliards d’imposition sur le capital qui sont partis en fumée pour les caisses publiques des grands Etats européens pendant toutes ces années de douce tolérance à l’encontre des paradis fiscaux. Ces grands Etats, qui financent un haut niveau de services publics, de protection sociale, de dépenses militaires, ont été obligés de suivre le mouvement de baisse fiscale généralisée sur le capital dans toute l’Union, afin de résister à cette  » concurrence fiscale dommageable « , dite dumping fiscal, venue de ces paradis fiscaux, reportant la charge de la solidarité nationale sur l’impôt frappant le travail, l’emploi et les salaires. D’après la Confédération internationale des syndicats libres, ce sont 1 400 sièges sociaux qui seraient, par exemple, partis en Suisse, soit l’équivalent de 32 milliards d’euros de recettes fiscales sur les profits de ces entreprises perdues. Tous les paradis fiscaux proposent aux sièges sociaux des entreprises des taux d’imposition des bénéfices avoisinant les 0 % à 5 % contre 33 % en France, 30 % en Angleterre, environ 30 % en Allemagne. Pour quelle raison aucun des gouvernements européens n’a-t-il réagi contre ces pratiques prédatrices ? En vingt ans, le taux moyen européen de l’impôt sur les sociétés est passé de 45 % à 30 %. Accepter de la sorte la baisse continue des taux d’imposition sur les profits des entreprises, c’était accepter, en plus de la sous-rémunération du travail, la surfiscalisation de tous ceux, salariés, travailleurs indépendants, artisans, commerçants, retraités, qui ne vivent que de leur travail. Pourquoi donc en effet une telle complicité ? Parce que les paradis fiscaux ont donné aux gouvernements libéraux des justifications pratiques et concrètes à leurs programmes injustes et très dogmatiques de toujours plus de baisses d’impôts et de cadeaux fiscaux pour leur clientèle électorale fortunée. Les gouvernements de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy ont pris appui avec une constance toute idéologique sur les paradis fiscaux pour rendre naturelle la nécessité de ne pas trop frapper les profits au motif qu’ils risqueraient de s’exiler… dans les paradis fiscaux. La rhétorique de l’exil fiscal n’a fait que conforter ces territoires qui ont gagné, au fil du temps, des alliés dans toute l’Europe des gouvernements libéraux. Ces milliards perdus par pur aveuglement idéologique, ce sont ceux qui nous manquent aujourd’hui pour financer nos plans de relance, redistribuer du pouvoir d’achat, stimuler l’investissement industriel, et limiter notre dette publique. Après les attaques des services secrets allemands contre le Liechtenstein, après la stratégie américaine de criminalisation de la Suisse dans l’affaire UBS, le G20 vient de rétablir les listes noires afin d’accentuer enfin la pression internationale. Pourtant, le même G20 vient de renvoyer à plus tard les sanctions. Les paradis fiscaux, encerclés par la pression internationale, viennent de concéder la fin abstraite du secret bancaire, mais rien de concret qui ne le rende inopposable aux autorités fiscales et policières. Ce genre de concession à dose homéopathique aurait dû être arrachée il y a dix ans. Entre-temps, des Etats comme la République française ont perdu l’équivalent de 20 à 30 milliards d’euros chaque année, qu’il a fallu trouver sur d’autres contribuables. Mais l’affaiblissement du secret bancaire aura peu de conséquences, car la seule véritable victoire sur les paradis fiscaux serait le rehaussement de l’impôt sur les profits des sociétés, des fortunes et des patrimoines exilés dans ces territoires. Et ce ne sont pas des conférences internationales et leurs communiqués en demi-teinte qui feront rapatrier les milliards exilés, mais les seules sanctions concrètes contre les paradis récalcitrants : interdiction des transactions financières à destination et en provenance de ces territoires ; interdiction des sociétés de domicile (trust, anstalt, fiducie) ; retrait de licence pour les banques exerçant sur le territoire de l’Union européenne dont le siège social est situé dans les paradis fiscaux ; fermeture d’office des filiales des banques européennes dans ces territoires ; redressements fiscaux sur les sociétés ayant leur siège dans les paradis fiscaux ; remise en question des accords de libre-échange avec les paradis fiscaux extra-européens dans l’attente du rétablissement d’un niveau de fiscalité sur le capital acceptable. Seules ces sanctions auront raison des paradis fiscaux. Les dirigeants du monde n’échapperont pas à cette heure de vérité là

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La méthode Montebourg

Posté par toulouse2008 le 6 avril 2009

Le 6 avril 2009

«Non, le PS n’est pas une secte !»
Primaires : la méthode Montebourg

Le secrétaire national chargé de la rénovation du Parti socialiste a deux inspirateurs pour la prochaine présidentielle : Barack Obama et… Ségolène Royal

Le Nouvel Observateur. – Qu’avez-vous retenu de vos rencontres avec les artisans de la campagne de Barack Obama aux Etats-Unis ?
Arnaud Montebourg. – Contrairement à une idée reçue, l’essentiel de sa campagne s’est joué sur le terrain, au porte-à-porte. Après la défaite de John Kerry en 2004, le Parti démocrate s’est réinvesti dans tous les Etats, sans négliger un seul territoire. Internet a servi d’outil de remobilisation. Le résultat est stupéfiant : 65 millions d’Américains ont eu droit à un coup de fil ou à une visite d’un militant. C’est une vraie leçon pour nous. En France aussi, on sait faire des campagnes de terrain, pour les municipales par exemple. Mais cela fait longtemps que ce n’est plus le cas pour les grandes élections nationales. La mainmise de la droite sur les grands médias audiovisuels privés et publics nous amène pourtant à reconsidérer le choix des armes : car nous ne gagnerons pas 2012 sur la scène médiatique mais sur le terrain militant. Et puis, bien sûr, il y a les primaires…

N. O. – Justement, comment pensez-vous les organiser au PS ?
A. Montebourg. – Je souhaite que le PS associe de 3 à 4 millions de sympathisants à la désignation de son prochain candidat à la présidentielle. Ce serait un bon moyen d’élargir notre base militante pour préparer la campagne et d’enclencher une dynamique autour du candidat socialiste, le seul à gauche capable d’être présent au second tour. Tous ceux qui le souhaitent pourraient y participer à condition de verser une cotisation symbolique et de s’inscrire sur une liste électorale qui sera rendue publique. Ceci afin d’éviter que des esprits malintentionnés de l’autre camp ne s’amusent à fausser le vote.

N. O. – Des candidats issus d’autres partis de gauche pourraient-ils concourir ?
A. Montebourg. – Nous n’en sommes pas là. La primaire entre les partis de gauche existe déjà en France, c’est le premier tour de la présidentielle. En revanche, il vaut mieux que la primaire entre les candidats du PS ait lieu avant le premier tour ! Le risque existe en effet de voir s’affronter plusieurs candidats socialistes à la présidentielle si nous ne parvenons pas à réparer durablement nos divisions…
N. O. – Lors du congrès de Reims, beaucoup de militants redoutaient que ces primaires ne transforment le PS en parti présidentialiste ou en rassemblement de supporters…
A. Montebourg. – Les blessures de Reims sont encore là et le PS convalescent ne se remet pas de ces batailles d’écuries. C’est pourtant une question de survie. Nous sommes le seul parti européen à ne pas disposer d’une procédure moderne pour trancher la question du leadership. Nous avons déjà mis dix ans à sélectionner le successeur de François Mitterrand. Sommes-nous condamnés à dix ans de batailles supplémentaires pour choisir celui de Lionel Jospin ?
N. O. – Que restera-t-il aux militants s’ils ne désignent plus leur candidat ?
A. Montebourg. – Le PS n’est pas une secte repliée sur elle-même, mais un parti qui a vocation à gouverner et à rassembler des millions de Français. Ses adhérents devraient donc être heureux que des millions de citoyens viennent leur prêter main-forte pour préparer la victoire. Les militants ne perdront rien dans l’affaire. Ils continueront de désigner leur candidat mais partageront ce privilège avec d’autres, c’est très différent. Il ne faut pas avoir peur de s’ouvrir. On pourrait même imaginer de s’ouvrir aussi sur notre projet : quoi de plus intelligent que de choisir les orientations politiques avec la population sous une forme participative ?

N. O. – Des primaires ouvertes, un projet «participatif»… Vous faites du Royal sans Royal ?
A. Montebourg. – Je ne vois pas pourquoi les bonnes idées ne pourraient pas devenir celles de tout le monde, dès lors qu’on se met d’accord sur la méthode. La question du projet est fondamentale. Elaborer des propositions en chambre, selon les méthodes bureaucratiques habituelles, on a vu ce que cela donnait en 2006… Construire le projet avec la population, c’est ce que nous faisons aujourd’hui à l’échelle de nos municipalités. Pourquoi ne pas le faire pour la France demain ?

Ils sont pour

- Sortie victorieuse mais affaiblie de sa désignation par les seuls militants en 2006, Ségolène Royal est une farouche partisane des primaires ouvertes aux sympathisants de gauche. Dominique Strauss-Kahn, très bien placé dans les enquêtes de popularité, y est aussi favorable, tout comme Manuel Valls, Pierre Moscovici ou encore Vincent Peillon qui espèrent à cette occasion tirer leur épingle du jeu.

Ils hésitent

- Très prudente sur la question, Martine Aubry a longtemps dit qu’elle ne croyait pas aux primaires. Ce qui ne l’a pas empêchée de confier une mission de réflexion à Arnaud Montebourg sur ce sujet, comme elle s’y était engagée. Prudent aussi, Bertrand Delanoë expliquait au congrès de Reims ne pas avoir de religion sur le sujet.

Ils sont contre

- Mal aimé dans les sondages, Laurent Fabius n’a jamais été favorable aux primaires ouvertes. L’ancien premier secrétaire François Hollande, qui redoute que des électeurs de droite ne viennent fausser le vote, non plus. Idem enfin pour les fidèles de Lionel Jospin, qui confia un jour qu’«on ne devient pas leader par procédure, on l’est par nature».

Matthieu Croissandeau
Le Nouvel Observateur

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Le débat est lancé

Posté par toulouse2008 le 3 avril 2009

PARIS, 30 mars 2009 (AFP) – Dans la perspective de la présidentielle de 2012, le PS lance le débat sur la sélection de son futur candidat avec une proposition d’Arnaud Montebourg, chargé de la “rénovation” du parti, d’organiser des primaires “ouvertes” à tous les sympathisants socialistes.

Dans un rapport de neuf pages, le député de Sâone-et-Loire et le président de la fondation Terra Nova, Olivier Ferrand, proposent d’”introduire un système de primaires ouvertes” aux sympathisants pour la désignation du candidat à la présidentielle de 2012.

Une primaire ouverte produit “un formidable effet de dynamique” et une “puissance de mobilisation” incomparable à celle que produirait la désignation du candidat “par 200.000 socialistes français”, estiment les rapporteurs, suite à leur mission aux Etats-Unis consacrée à l’étude de l’élection de Barack Obama.

Pour M. Montebourg, la “codification de ces primaires” devrait se faire “au plus tôt” et “à froid” pour que les règles du jeu soient fixées “dans l’intérêt général d’une remobilisation du camp de gauche” et non de “tel ou tel candidat”.

Le débat interne est lancé: un groupe de travail, co-présidé par Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand, intégrant les représentants de tous les courants, se réunira une fois par semaine jusqu’en juin, avec pour objectif de “proposer une codification de la désignation du candidat à la présidentielle”, a dit à l’AFP M. Ferrand.

Il appartiendra ensuite à une Convention du parti de décider d’une éventuelle primaire qui nécessiterait une modification des statuts.

Patrick Mennucci, coordinateur national du courant de Ségolène Royal, “Espoir à gauche”, s’est dit, mardi auprès de l’AFP, “satisfait de cette proposition” qui était “portée par la motion de Ségolène Royal” au Congrès de Reims.

Il s’est félicité que d’autres “rallient” ce projet: “c’est bien parti”. Pour lui, les “choses doivent aller vite”. Une Convention sur la Rénovation devrait se réunir au moment de l’université d’été de La Rochelle fin août.

La primaire avait été l’un des différends exprimés au Congrès de Reims: le maire de Paris Bertrand Delanoë, partisan d’un “parti de militants”, n’y était pas favorable.

François Hollande y est toujours opposé préfèrant une désignation du candidat par les seuls militants- qui ne doivent pas être dessaisis de cette prérogative- quitte à ouvrir le parti comme en 2006, par une adhésion à un prix modeste permettant aux sympathisants de s’intégrer au processus.

En revanche, Pierre Moscovici, signataire de la motion Delanoë – qui a pris ses distances avec lui depuis- s’est dit dimanche favorable à une “primaire ouverte qui donne aux citoyens davantage de choix”.

La première secrétaire Martine Aubry n’a pas encore annoncé sa préférence.

Selon un sondage Viavoice mardi, les Français souscrivent à 57% à des primaires “ouvertes” pour désigner le candidat socialiste et sont encore plus nombreux (66%) à vouloir un candidat unique pour toute la gauche.

La primaire doit-elle désigner un candidat PS ou de toute la gauche, “le débat reste ouvert”, affirme Olivier Ferrand. La première option a sa faveur “car les partis de gauche alliés du PS ne voudront pas lâcher leur présence au premier tour de la présidentielle qui leur apporte des retombées importantes en terme d’image et de finances”, souligne-t-il. Il n’exclut pas que des formations comme les Verts ou le PRG – qui avaient milité en 2006 pour une primaire à gauche – s’intégrent au processus.

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Les clefs pour 2012

Posté par toulouse2008 le 12 mars 2009

WASHINGTON (AFP) – Le député socialiste Arnaud Montebourg a estimé mardi [10 mars] que les méthodes employées par les démocrates pendant la campagne victorieuse de Barack Obama pouvaient donner des « clefs » au Parti socialiste pour remporter l’élection présidentielle de 2012.

« Nous repartons avec quelques clefs pour ouvrir la porte de 2012″, a déclaré M. Montebourg, à l’issue d’un réunion à Washington avec des dirigeants politiques de gauche du monde entier et d’anciens responsables de l’équipe de campagne de Barack Obama, dont son directeur de campagne, David Plouffe.

Cette rencontre, organisée à l’initiative de M. Obama, était destinée à relancer le mouvement progressiste mondial.

M. Montebourg, qui s’exprimait en tant que secrétaire national à la rénovation du PS, a expliqué lors d’un point presse que les démocrates avaient réussi à reconstruire leur parti politique et à imposer « une restauration des valeurs de la gauche et de progrès qui ont été défaites partout dans le monde ».

Il a loué la capacité des démocrates américains à dépasser les « structures traditionnelles » du militantisme pour l’étendre à une « très large échelle » et à mobiliser largement la population autour d’un projet politique.

Ces exemples peuvent conduire à une « évolution de nos techniques de mobilisation », et notamment des « classes populaires », a poursuivi le député.

« Nous réfléchissons aujourd’hui au Parti socialiste sur la question des primaires ouvertes, c’est à dire avec toute la société », sur le modèle des +caucus+ (assemblées d’électeurs) aux Etats-Unis.

Jean-Marc Germain, directeur de cabinet de la première secrétaire du PS Martine Aubry, a de son côté estimé qu’il fallait s’inspirer du « grand professionnalisme » de l’appareil politique démocrate.

« Sans avoir une organisation performante, on ne peut pas espérer gagner des élections », a-t-il dit, notant à ce niveau un parallèle entre la campagne d’Obama et celle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Un autre membre de la délégation française, Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova, un centre de réflexion politique de gauche, a de son côté observé que les démocrates avaient obtenu des résultats substantiels dans la mobilisation des petits donateurs pour financer leur campagne.

Il a proposé que le système français évolue pour déplafonner le montant des « petits dons ». M. Montebourg a indiqué ce sujet était en discussion au PS.

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Liste Européenne Nord Ouest

Posté par toulouse2008 le 3 mars 2009

Sous réserve de validation lors du vote du 12 mars par les militants 

Dans le Nord-ouest

1/ GILLES PARGNEAUX
 
2/ ESTELLE GRELLIER

3 / JEAN LOUIS COTTIGNY

4/ CLOTILDE VALTER

5 /PHILIPP CORDERY

6 / LAURENCE ROSSIGNOL

7 / LAURENT DUPORGE

8 / ANNE FERREIRA

9 / ARNAUD FONTAINE

10 /DELPHINE BATAILLE

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